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Quand Ouest-France accuse les Anti-THT sans preuve…

Posted: février 2nd, 2016 | Author: | Filed under: Sous les lignes | No Comments »

Après la publication de la photo de la semaine du 10 octobre dans Ouest-France sur Déchetterie-sous-Pylône, les réactions commencent à faire des petits. Avaient déjà été publiés ici un article d’anti-THT le 16 décembre 2015 qui avait suivi une demande de publication dans Ouest-France d’un courrier non suivie des faits. Depuis, le professeur PresseTorchon a remarqué des banderoles bien en vue sur le pylône ayant fait l’objet de la photo de la semaine. Son reportage :

PhotoO-F-2015oct1010 octobre 2015, Ouest-France découvre quelques années après les faits, un tas d’immondices au pied du Pylône de la pâture à Montabot et accuse les Anti-THT dans son « Image de la semaine ».

photo1N’ayant pu obtenir de droit de réponse, c’est avec un certain sens de l’humour que des Anti-THT se sont exprimés : deux banderoles dénonçant les calomnies du journal ornent dorénavant ce pylône qui n’a, par ailleurs, été « occupé » que par les vigiles de RTE.

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En arrière-plan, les deux pylônes des Mares où l’on peut apercevoir des traces… de branchages.

A côté, les restes du bois de la Bévinière que les Anti-THT protégeaient contre les tronçonneuses de RTE.

Ouest-France semble s’être emmêlé les fils… dans les pylônes et les ordures.

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Enfin une signalisation claire : matelas, four, évier… se sont volatilisés ; il ne reste plus qu’à enlever les pylônes et les câbles.

photo4Mais vendredi 23 janvier, ce sont les banderoles qui se sont volatilisées. Par contre, le pylône est toujours là comme les traces de pneus laissées par un tracteur ou engin.

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Qui ne supportait pas ces messages ? Petits pollueurs frustrés qu’on les prive de leur décharge, journaleux le nez dans leur merde, RTE le gros pollueur de nos campagnes… ?

Qui a grimpé pour les enlever ? Les propriétaires collaborateurs, RTE, la gendarmerie… ?

Peut-être que de bons journalistes nous apporteront des réponses ?
En attendant, n’hésitons pas à faire circuler !

Professeur Pressetorchon


Haute-Durance – Soirée et assemblée contre la THT le 29 et 31 janvier 2016

Posted: janvier 25th, 2016 | Author: | Filed under: Textes en français | No Comments »

 

Ce vendredi 29 janvier 2016, des extraits de “Ça va scier“, recueil sonore de la lutte contre la THT Cotentin-Maine sera diffusé à Eygliers, dans la vallée de la Haute Durance où se mène actuellement une lutte contre un autre projet de ligne THT.

Le dimanche 31 janvier 2016 aura lieu une nouvelle assemblée des vallées.

 

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Une soirée de soutien à cette lutte contre la THT de la vallée de la Haute durance aura aussi lieu à Pont d’Hérault:

Soirée soutien anti-tht Le 19 février à l’Etuve, Pont d’herault

Ouverture des portes à 17h pour commencer la présentation vers 18h. Cette discussion sera suivi d’un repas puis d’une soirée avec quelques groupes de musiques.

Nous organisons le vendredi 19 février une soirée de soutien à la lutte
antiTHT de la vallée de la Durance. En effet, beaucoup de choses se sont passés cet automne en parallèle du commencement des déboisements et  des travaux. La mobilisation contre ce projet s’est amplifiée et est diffuse
dans la vallée, de nombreux blocages ont eu lieu, des nouveaux collectifs
locaux se sont formés, les actions se multiplient sous diverses formes. Des contradictions sont bien évidemment présentes entre les différentes composantes. La pression des forces de l’ordre sur les opposants s’est aussi accentuée, le préfet a interdit toutes les manifestations des opposants pendant l’état d’urgence… qui ont pour la plupart quand même eu lieu.
Cette soirée sera donc l’occasion de raconter ces expériences et de parler du redémarrage des travaux au printemps, de faire le lien avec d’autres luttes et de passer un moment ensemble.

 


Les news de la grange de Montabot – hiver 2015

Posted: janvier 13th, 2016 | Author: | Filed under: Textes en français | No Comments »

Un petit bulletin pour donner des nouvelles : News grange hiver 2015-16

 

News grange hiver 2015-16-page001

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Ouest-France, organe moralisateur des luttes ?

Posted: décembre 16th, 2015 | Author: | Filed under: Textes en français | No Comments »

Le 10 octobre 2015 (il y a déjà deux mois !), Ouest-France faisait paraître dans son Image de la semaine une photo de la déchetterie à ciel ouvert que constitue depuis près de trois ans un fameux pylône de Montabot (50) qui borde la route Percy-Montabot, aux abords du lieu-dit « la Cavée ».

PhotoO-F-2015oct10Une image qui a d’abord fait sourire tant, en quelques lignes de légende, le quotidien de presse régionale se ridiculisait par l’approximation de ses informations, par des amalgames à tendances nauséabondes, le tout dans un genre plutôt accusateur mais surtout moralisateur à l’encontre des antiTHT… Bref, pas joli, joli !.. Mais pas de quoi, non plus, en faire une jaunisse pour ce qui est en soit, assez courant (électrique?) chez Ouest-France.

L’affaire tourne plutôt vinaigre lorsqu’un militant féru de vérité s’est adressé au journal. Lorsque cet ami, lecteur de Ouest-France et abonné, s’adresse à l’organe de presse ou plus précisément à sa rédaction de Saint Lô, c’est tout de même le rédacteur en chef qui prend la peine de prendre contact. L’affaire est grave ! À se demander si elle n’est pas plus grave que l’affaire du fonctionnaire territorial devenu depuis maire de Percy, lequel avait nié, et avait été soutenu par Ouest-France dans ses dénégations, que des convois de plutonium dûment identifiés par de nombreux témoignages, photos et vidéos puissent passer par Saint Lô.

Ce rédacteur en chef persiste et assume, indiquant tout en revendiquant la protection de ses sources (ce qui est tout à son honneur) que celles-ci concordent : ce serait bien des antiTHT qui auraient déversé ces immondices.

Scoop Ouest-France : Le pylône de « la Cavée » à Montabot a fait l’objet d’une occupation !

Le fantasme de bien des opposant.e.s à la ligne Cotentin-Maine fait vérité par le quotidien. Malheureusement, l’occupation de ce pylône trop symbolique sans doute, faisait apparement peur à RTE qui avait mis les moyens nécessaires (rondes de gendarmerie, survol par hélicoptère, présence de vigiles 24/24 h et 7/7 j) en 2012, et jusqu’en 2013 (avec, alors, de simples rondes entre « la Cavée » et le « Mont Robin »). En effet, le pylôneur devait déjà se coltiner l’opposition d’habitant.e.s de Montabot et du Chefresne et de bien d’autres militant.e.s antiTHT dont certain.e.s occupaient le bois voisin de la Bévinière, bois voué à une destruction partielle selon les plans de RTE…

Ainsi, jamais une occupation de ce pylône sous haute surveillance ne fut possible à l’époque, sauf, apparemment, dans l’imaginaire de Ouest-France. Tout juste a-t-il subit quelques balafres sur certains de ces montants comme cela avait pu être constaté le 5 août 2012 lors du pique-nique antiTHT qui s’est déroulé dans le pré voisin.

Si la rédaction de Ouest-France* avait fait quelque peu preuve de journalisme, elle aurait sans doute pu reconstituer assez facilement les passages des antiTHT à l’emplacement de ce pylône. Ils furent nombreux et de nature diverses, sans doute à peu près aussi diverses que les antiTHT peuvent être divers et non assimilables les un.e.s aux autres…

19 mars 2012 – Selon RTE, des antiTHT auraient déversé sur les 100m2 que constituait la plate-forme une certaine quantité de lisier à cet emplacement empêchant RTE d’y poursuivre ses travaux.

31 mars 2012 – Toujours avant l’érection de ce pylône, alors que l’occupation du bois de la Bévinière avait été rendue publique la veille, les bûcherons mandatés par RTE ont été stoppés dans leur destruction d’arbres ainsi que de la haie jouxtant l’emplacement du futur pylône de la Cavée. Cette information fut d’ailleurs l’objet de plusieurs articles dans Ouest-France.

5 août 2012 – Un pique-nique a été organisé dans le pré voisinant le pylône 223. À cet occasion, lors d’une visite au pylône, a été constatée que celui-ci était entamé (scié ?) en divers endroits.

6 juin 2014 – De la brume matinale ont surgit plusieurs banderoles sur différents pylônes de la ligne THT Cotentin-Maine des banderoles interrogeant sur la possibilité d’une ligne supplémentaire. Ces banderoles ont pu être observées sur ce pylône de la Cavée à Montabot mais aussi du côté du Ghuilain et de Cerisy-la-Salle (un peu plus au nord) pendant plusieurs semaines avant que le vent ne semble avoir eu raison d’elles.

Différentes actions et incursions mais aucune occupation…

Cependant, il est vrai que pendant l’hiver 2013, les bases des deux pylônes suivant en allant vers le sud a été occupée au lieu dit « les Mares », au Chefresne. Peut-on en vouloir à un quotidien qui se targue d’être sur le terrain ? Cela ne fait jamais qu’une erreur de 500 mètres… Y a-t-il eu confusion ? Nous pouvons nous rappeler que cette occupation dite des mares faisait face à la préfecture de la Manche qui a assisté RTE dans la mise en place des cables électriques sur ces deux pylônes. Alors qu’une décision de justice interdisait l’entrée de RTE sur les terrains occupés par ces pylônes, nous nous rappelons que Ouest-France avait consciencieusement omis de rappeler que cette décision de justice était toujours d’actualité, ce qui pouvait facilement être vérifié auprès du Tribunal de grande instance de Coutances. Le rédacteur en chef de Ouest-France Saint-Lô, à l’époque (de l’époque ?), avait indiqué que l’opinion des différentes parties (dont n’était pas la justice) sur l’applicabilité de cette décision de justice faisait preuve du pluralisme du quotidien et que cela prévalait sur la réalité de ladite décision.

Scoop Ouest-France n°2 :

Les antiTHT utilisent des fours électriques sur des occupations… non alimentées en électricité… et les balancent sous les pylônes après leur passage.

Comme indiqué ci-dessus, les déchets, du lisier, effectivement déversés à cet emplacement en mars 2012 étaient d’une nature bien différente à ceux présents sur la photo du 10 octobre 2015. Il sont aussi autrement valorisables que ceux qu’Aréva prétend retraiter à son usine de la Hague ou que les cables des lignes THT dont des débris se retrouvent dans les champs au bout de quelques décennies.

Lorsque les vestiges de l’occupation du bois BoisDetruitde la Bévinière ont été détruit en mars 2013 par la chute des arbres abattus par les bucherons à la solde de RTE, personne n’a pu voir Ouest-France venir constater les dégâts…
Sans doute cela ne valait-il pas une Image de la semaine ?

Concernant la fameuse déchetterie située sous le pylône de la Cavée, n’importe qui, que ce soit en passant à pied, en vélo ou en véhicule motorisé, a pu se rendre compte comment, au fil du temps, le tas de ferraille érigé par RTE eBoulonsmanquantn bordure de route avait une tendance à attirer les déversements de déchets en tout genre. Ce n’est pas nouveau mais lorsque des antiTHT se promènent sous les pylônes, leur tendance serait plutôt à retirer des morceaux de ces déchets métalliques plutôt que de déverser des “encombrants” à leurs pieds.

Quelle mouche a alors piqué Ouest-France ? Qu’est-ce qui pouvait motiver que, soudain, ces encombrants se trouvant depuis bien longtemps au pied de ce pylône comme il y en a aussi, malheureusement, en bien d’autres endroits fassent l’objet d’une photo avec une légende moralisatrice malveillante ? Un ressentiment particulier à l’encontre des antiTHT ? Une personne fachée avec des antiTHT qui aurait suffisamment d’entrées à Ouest-France pour faire publier un tel cliché ? Toutes ces questions restent posées.

Quelques antiTHT

* Loin de nous l’idée d’incriminer tou.te.s les journalistes de la rédaction, mais quiconque à cette rédaction, avant de publier la photo et sa légende pouvait vérifier ce qu’il en était.

17 octobre 2015 : Concert à la Grange de Montabot (50)

Posted: septembre 28th, 2015 | Author: | Filed under: À la Grange de Montabot, Textes en français | No Comments »

Cercon du 17 Octobre

 

Don’t Surrender, groupe Noise Rock de Saint Brieuc

(http://dontsurrender.fr/)

Cave ne cadas, groupe crust punk de Rennes

 

Quelques autres bonnes raisons de venir au premier concert de la grange :

  • Y aura de la Nouzbi artisanale au bar
  • On fêtera la fin du super chantier d’octobre
  • Tu pourras te délecter avec une super bouffe vegan (dès 19h)

 

—————-

 

Grange de Montabot, la Bossardière à Montabot (50),
route Percy-Montabot :

À gauche sur la route Percy-Montabot 1 km après le gros pylône ou,
en venant de Tessy : 2ème à droite après le bourg de Montabot

Montabot (50) à 9 km de l’A84 à hauteur de Villedieu les poêles


Brève de pique-nique

Posted: septembre 17th, 2015 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Le dimanche 13 septembre 2015, une trentaine de personnes se sont retrouvées sous le soleil normand pour un joyeux pique-nique au pied d’une maison à moins de 100 mètres de la ligne THT, mise en vente par Rte. Appelé par l’association Population sous tension, ce rendez-vous avait pour but de mettre en évidence ce que Rte évite d’ébruiter : à savoir revendre pour une bouchée de pain les maisons qu’il avait racheté au moment de la construction de la ligne pour des raisons de risques sanitaires.

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Une petite balade digestive a permis au promeneurs et promeneuses de constater qu’un pont de l’autoroute ainsi que l’une de ces maisons avaient reçu un petit ravalement de façade. Une idée astucieuse pour mettre des bâtons dans les roues des vendeurs, notaire inclu, à qui ça n’a pas l’air de poser de problèmes de gérer la vente de ces maisons. Des tracts dénonçant ces tractations ont été laissés sur les vitres. Rte, des gens t’ont a l’oeil, et ne te laisseront pas besogner en silence !

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En parlant d’idées, une boite avait été mise à disposition lors du pique-nique pour y déposer en tout anonymat des propositions d’action afin de mettre fin à la revente de ces maisons. Des plus irréalisables aux déjà réalisées, en passant par ce qui ne devraient tarder à être appliquées, voici un petit panneau reprenant la quasi-totalité des idées récupérées en fin d’après-midi :

PanneauDidees

À noter que tant la rédaction que la diffusion de ces petits papiers trouvés au fond de la boite à idée n’est pas de la responsabilité de l’association Population sous Tension.

D’autre part, dans les quelques papiers qui n’ont pu être reproduit sur ce panneau, faute de place, l’un préconisait fortement à quiconque viendrait à envisager d’appliquer une de ces propositions de mettre des gants et de passer tous ses ustensiles à l’acétone avant usage.

 

Des piques niqueurs et niqueuses


Vendredi 18 septembre à la Grange de Montabot : Souper-Projection-discussion

Posted: septembre 15th, 2015 | Author: | Filed under: À la Grange de Montabot, Textes en français | No Comments »

Projection des documentaires High Power et de Jaitapur Live en présence du réalisateur indien Pradeep Indulkar.

La projection de ces deux documentaires sera précédée d’un repas à prix libre.

Jaitapur Live : La société nucléaire indienne d’Etat (NPCIL) a annoncé son intention de construire la plus grande centrale nucléaire au monde dans un petit village du Maharashtra… avec pas moins de 6 EPR (comme celui censé produire de l’électricité en 2012 chez nous) !

High Power : Histoire de la population autour de la centrale nucléaire de Tarapur où l’Inde a construit sa première centrale nucléaire dans les années 1960…

AfficheProjection18septembre2015

Grange de Montabot, la Bossardière à Montabot (50),
route Percy-Montabot :

À gauche sur la route Percy-Montabot 1 km après le gros pylône ou,
en venant de Tessy : 2ème à droite après le bourg de Montabot

Montabot (50) à 9 km de l’A84 à hauteur de Villedieu les poêles


Prochaine assemblée – 19 septembre 2015, 12h, à la Grange de Montabot.

Posted: septembre 15th, 2015 | Author: | Filed under: Assemblée, À la Grange de Montabot, Textes en français | No Comments »

Assemblee2015-sept19

 

 Contribution pour enrichir le débat de la prochaine assemblée

INVITATION A CE QU’IL Y AIT UN MAX DE MONDE : Ne pas hésiter à inviter vos connaissances, ainsi que celles et ceux que vous connaissez ou avez connu à cette assemblée.

Après 3 ans et demi d’existence intense, l’assemblée antinucléaire de l’ouest, qui se réunit à la Grange de Montabot depuis avril 2013, doit prendre le temps de se régénérer, de trouver de nouveaux fils rouges qui feront qu’elle gardera toute sa détermination à être parmi les espaces en résistance.

L’assemblée a porté des coups avec vigueur à l’industrie nucléaire dans l’ouest, avec l’apogée de la lutte antiTHT dans le Cotentin-Maine il y a plus de 2 ans maintenant. Cependant, il est correct de penser qu’il n’y a plus de combats ni de cibles visibles sur le terrain actuellement, dans le Cotentin en particulier. Nous n’oublions pas, bien entendu, le nord de la Manche-Méga-Nucléaire et la voie de chemin de fer qui regorge de transports de déchets radioactifs mais, il nous est également difficile d’avoir prise sur les évènements et les travaux en cours là-haut.

Maintenant que l’ennemi est plus diffus, qu’il se terre partout comme la contamination se répand jusque dans nos gorges sans distinction, comment l’assemblée se dresse contre les formes de dominations exercées par le pouvoir en place ?

Un des objectifs de cet assemblée qui se veut ouverte est d’inclure sans cesse, de manière à faciliter les processus et actes collectifs, en la rendant conviviale. Mais, si conviviale elle est, et c’est certain, elle ne permet pas encore complètement d’asseoir les vraies rencontres, toutes fortes, et durables si possible, dont on rêve pour avancer groupé.e.s, le plus nombreux possible, en respectant nos différences mais en galopant vers des objectifs communs.

Question de temps, c’est sûr ; mais le temps est aussi synonyme d’usure, de fatigue, de perte de repères.
Ce sont ces objectifs pour nous qui sont devenus flous, ou plutôt que le pouvoir en place rend volontairement flou avec sa machine démocratique qui s’agrippe au progrès, donc au développement galopant de la vitesse, des arsenaux répressifs, de la surveillance et de la technologie. L’Etat nous noie sous les informations et pousse à sauver ce qui peut l’être, dans le style “chacun pour sa tronche” car tout le monde est suspect.

Il serait bon de rendre les choses et les décisions plus palpables, plus pratiques, mieux partagées mais pour cela nous devons croire, malgré le temps que cela peut prendre, qu’il y a un but, aussi utopique soit-il, qui fait qu’on a régulièrement cette envie de se rapprocher de ce but commun. Si nous y arrivons, en vivant des choses ensembles, régulièrement, il sera plus aisé de générer de la confiance et de l’écoute mutuelle.

C’est avec cette idée que l’assemblée, avec sa masse d’informations et de décisions actées collectivement, est un outil d’horizontalité où chacun.e doit sentir qu’il ou elle a un rôle à jouer.
En outre, on ne peut être simplement spectateurs ou spectatrices des palabres, ou l’overdose pointera vite son nez et fera fuir les convives.

La volonté de s’impliquer, qui fait parfois défaut pour pleins de raisons, génère chez les plus habiles et dévoué.e.s, le sentiment de devoir porter tout un tas de décisions à mettre en musique. Et la partition est parfois ardue, au point de se retrouver avec de la centralisation, des défauts de délégation et de la rétention d’information malgré la mise en place de référent.e.s qui se doivent de faire avancer le bin’s.
Tout ça pour dire que cet outil crée ou recrée parfois une forme de spécialisation des tâches, qui rend les choses plus efficaces, mais qui n’est pas très appropriable par celui ou celle qui doute encore de quoi faire de ce moment politique.

Pour y pallier, quelles formes doivent prendre les actes et les paroles que nous formulons durant ces moments de retrouvailles collectives ?

Faire diverger le débat sur la lutte antinucléaire en débat anticapitaliste, en lutte globale contre les nuisances et l’état, ne pas « bloquer » sur le nucléaire et s’y perdre (antinuk ? pas que !). Comment mettre notre texte en pratique et ne pas se perdre en paroles ?

Partager les rôles est sûrement une bonne piste mais demande de l’implication personnelle, qu’il est nécessaire de mesurer pour permettre de dédramatiser l’enjeu souvent fantasmé, et qui glace toutes formes de bonnes volontés.

Dans ce sens, la Grange est un ancrage important, une plate-forme unique et atypique d’organisation, de rencontres et de réseautage local, qui avait tout son sens dans le vacarme de la lutte contre la THT en étant aux premières loges.

La Grange pourrait faire cohabiter 2 volets, que d’aucun.e ne considèrent pas forcément compatibles :

  • Activités et existence dans le territoire, entraide, centre social local, renforcer les connexions du coin et rendre visible ce qui s’y passe.
  • Base logistique et subversive, expérimentions collectives, rencontres au-delà de l’ouest, la preuve de l’autonomie matérielle et politique en acte mais en étant toujours combatif sur le terrain.

Cet espace en tant que tel est un lieu neutre. On est chez nous, pour longtemps et par conséquent chez personne en particulier, il n’y a pas de prise à se sentir responsable du lieu.

Elle permet d’épanouir, en toute quiétude, en étant entouré.e.s d’ami.e.s, les projets collectifs élaborés en grand groupe, comme durant l’assemblée par exemple.

Mais beaucoup d’autres choses émergent de la grange de Montabot et le crew qui s’y rapporte en pratiquant toutes les semaines ou presque, a son propre mode de fonctionnement ouvert, bien sûr, mais plus informel, plus diffus, et se retrouve parfois en plus grand nombre qu’à l’assemblée autour de gros chantiers collectifs et d’activités tournées vers le territoire. D’autres problématiques, qu’on ne développera pas ici, endémique à un territoire rural, aux éléments politiques qui nous caractérisent, à nos fonctionnements internes aussi, est que nous avons grand mal à élargir le cercle des ami.e.s, à faire reconnaître le lieu alors que rien de comparable n’existe ailleurs.

Si nous décidons de penser autrement ou de remettre en cause cette assemblée, comment garder ce lien qui s’est tissé comme un axe fort entre la ZAD de NDDL, Rennes, la Manche, Caen et Rouen et qui se retrouve à la grange au moins une fois par mois ?

Qu’est-ce qui va faire continuer à galvaniser nos dynamiques d’échanges et d’actions ?

Car il s’agit bien de parler de la forme que prennent nos moments de rencontres liés à l’assemblée et non revenir sur notre texte fondateur « Antinucléaires ? pas que ! ». Ne s’agit-il pas, d’ailleurs, de revenir à notre texte fondateur et de l’affirmer ?

L’existence de la Grange, avec son fonctionnement plus affinitaire ne plaira pas à tout le monde mais il fonctionne et ne demande qu’à y voir des initiatives s’y implanter, en dehors de l’assemblée, comme cela s’est passé pour beaucoup de chantiers et d’activités à la grange.
Nous sommes certain.es de l’intérêt de la grange comme lieu de résistance à ce monde que nous détestons tant mais dans lequel on prend part d’une manière ou d’une autre et dans lequel on se débrouille quotidiennement, aussi.

Cette enclave qui rompt l’isolement et qui propose de bosser, parler, débattre ensemble avec nos différences, nos parcours, nos histoires (et on s’efforce de se le dire) pour qu’on grandisse ensemble et qu’on puisse s’émanciper, accumuler de la confiance, gagner de l’autonomie dans nos vies, affirmer qu’on se sent vivre, partager nos combines et ne pas tout subir des gouvernements meurtriers, sourds et à genoux devant la finance mondiale.

Il y a pleins de sujets possibles qui concernent l’emprise locale de la grange et de l’assemblée dans le paysage nucléaire manchois : une campagne contre les maisons RTE, une coordination contre les THT à travers l’hexagone, l’arrivée des compteurs Linky chez nous tou.te.s, une campagne contre la mesure généralisée (puçage animal, radioactivité, consommation d’énergie avec Linky) ?, de la cartographie en amont de la manif contre l’EPR d’octobre 2016, le Tour de France 2016, les déchets nucléaires de la Hague qui pourraient, un jour, traverser la Normandie pour rejoindre Bure.

Pour finir, une question :
Si nous n’arrivons pas à être plus nombreux, avec de nouvelles personnes ni à comprendre pourquoi certain.e.s ne reviennent pas, comment s’organise-t-on pour la suite ?