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Nuit noire 2.0, la Nouzbi qui déboulonne.

Posted: décembre 22nd, 2016 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, À la Grange de Montabot, Sous les lignes | No Comments »

nuitnoire

Bière brune déboulonnante à prix libre

Prix conseillé : 3€ la bouteille, une cornière de pylône ou son équivalent en boulons (16 à 20 pièces).

thtboulons

 

 

 


Le Camping autogéré de la manif de Flamanville

Posted: septembre 12th, 2016 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Accès au Siou-Camping :

Attention, le fléchage vers le camping étant intermittent, il est préférable de connaître les directions. D’autres parts, des contrôles de gendarmerie, véhicules et passagers, sont quasi-systématique à l’approche du camping.

–> Rejoindre HELLEVILLE sur la D37 (route Les Pieux – La Hague). À HELLEVILLE suivre SIOUVILLE-HAGUE au rond-point. Une fois arrive.e.s à la petite siouville, prendre à gauche, et encore sitôt à gauche, le camping se trouvera alors… sur la gauche, à quelques centaines de mètres, au lieu-dit la petite lande.

D’autres accès sont possibles, cf carte ci-dessous.

–> Du site du rassemblement, Suivre HELLEVILLE (D4). Une fois arrive.e.s à la petite siouville, prendre à droite, puis tout droit au stop, le camping se trouvera alors… sur la gauche, à quelques centaines de mètres, au lieu-dit la petite lande.

–> Pour revenir du site du rassemblement au camping dans la nuit du 1er octobre, un convoi pédestre, avec accompagnement radiophonique (munissez-vous de votre poste radio à pile et d’une frontale) pour ne pas faire trop de bruit, devrait vous permettre de ne pas vous perdre dans la nuit et de rejoindre vos pénates avec la possibilité pour les motivés d’apprécier le son des René Binamé qui joueront à notre arrivée.

SituationCamping

AfficheCamping

    Après Valognes, on n’a guère eu l’occasion de se retrouver sur un grand rassemblement antinucléaire dans le cotentin. Alors que des menaces réelles planent sur la Zad et que le commencement des travaux s’annonce sur Bure, la manif du 1er octobre est un rendez-vous fort et symbolique à ne pas manquer. Nous voyons ce moment comme l’occasion d’ouvrir un autre front et de multiplier les attaques envers des gouvernements obstinés à défendre l’économie capitaliste contre la volonté des populations. Comme on sera au plus près du chantier du réacteur EPR, l’envie ressort de rebondir sur cette manif pour se retrouver et se doter d’ambitions plus offensives et internationales dans les temps à venir.

D’ici deux ou trois ans, le chantier sera bien loin d’être fini. Et ce n’est pas parce que la construction de l’EPR est déjà pas mal avancée, qu’il est trop tard pour le bousculer et le mettre à mal. Il reste toujours deux réacteurs en fonctionnement à faire arrêter… définitivement. ..et des trains déraillent et un centre de retraitement de déchets nucléaire, et des camions, et un arsenal militaire et…) Contrairement aux luttes antinucléaires des années 70-80 (opposition à la construction des centrales ), L’EPR ne se situe pas sur un nouveau site mais déjà sur le site existant de Flamanville, ce qui modifie forcément les possibilités d’interférence sur un tel chantier.

Le contexte militaro-policier actuel et l’état d’urgence prolongé forcent à se mettre à table pour voir quelles formes de rassemblements sont encore possibles, quelles formes d’opposition on doit inventer ou réinventer . Partir ainsi sur la perspective de faire un camp d’ampleur massive, dans les deux ans à venir, implique de se familiariser avec le terrain, de se revoir à nouveau, et que ca résonne outre manche. Outre les autoroutes de l’énergie en train de se développer entre la Manche et l’Angleterre dans la perspective de nouveau réacteur ERP à Hinkley Point, ca semble aller de soi qu’il faut dépasser la problématique française et tenter de créer un front antinuc’ ou une lutte transmanche. Tout comme on se rend bien compte que la politique migratoire ne concerne pas qu’un seul pays, la lutte et la solidarité ne s’arrêtent pas aux frontières.

Le CAN-Ouest, le collectif d’organisation de la manif du 1er octobre, a donné l’opportunité à d’autres collectifs, dont la grange de Montabot, de s’occuper d’un camping à la sauce autogérée, et le faire exister en parallèle de leur évènement.

On a aussi envie de porter des discussions, d’intensifier des rencontres au-delà d’une grande marche, de faire rejaillir une lutte de terrain contre l’EPR et le nucléaire dans le cotentin.

Même si on a hâte de déambuler au travers de la grosse manifestation , on a plus de curiosité que de marcher le long des grilles du chantier. D’autres ballades sont à prévoir, sortez couverts et équipés…contre la pluie manchoise.

PanneauProgrammeCampingOn a commencé à défricher un programme qui reste modulable et complétable.

On discutera, on parlera de perspectives mais on voudrait aussi se balader ensemble, se pousser à aller jeter un œil sur les lieux. La visite parle d’elle-même, sans grand discours, et avec éloquence de l’horreur locale. Voilà, ce qu’on propose ou du moins l’amorce de ce qui est proposé ; comme ca ne tient pas qu’à nous, on compte évidemment sur le renfort des gens qu’ont la dalle après le mouvement social, et ce pour avoir un impact à partir du 1er octobre et jusqu’à l’extinction des centrales et surtout de leurs responsables. VENEZ !

ProgrammeCamping


29 mars 2016 – Occupation des locaux RTE à St Crépin (Hautes-Alpes)

Posted: mars 31st, 2016 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Communiqué du 30 mars 2016

suite à l’occupation de locaux RTE dans les Hautes Alpes.

 

Retour sur la journée du 29 mars 2016 :

Nous refusons que la Haute Durance ne devienne un nouveau Sivens.

photo-le-dl-1459237799Hier, une cinquantaine de militants No THT ont occupé toute la journée, de manière pacifique et bon enfant, les locaux de RTE à ST CRÉPIN (Hautes alpes).
Au son des violons et des guitares, ils manifestaient à nouveau leur opposition à la construction de deux lignes à très haute tension dans la vallée de la Durance.
Pendant que des militants étaient en bas du bâtiment, une dizaine d’entre eux ont pris possession du toit du bâtiment.
Cette occupation symbolique, nous a permis d’arborer fièrement les couleurs de notre drapeau sur le toit des bureaux, occupés habituellement par les techniciens en charge du projet.

Malgré une présence policière nombreuse durant toute la journée, l’ambiance était détendue, et les militants se sont relayés sur le site. Notons la présence du PSIG (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) d’Embrun en fin d’après midi, très présent en bas du bâtiment pour assurer selon les dires de l’un deux, la sécurité des militants perchés sur le toit. D’une hauteur de 9 m, ce toit est entouré de barrières seulement stabilisées par des contre-poids.

Le soir, nous avons décidé de poursuivre l’occupation, les uns restants sur le toit, les autres en bas assurant le ravitaillement à coup de lancer de paquets de bonbons, de fruits, de baguettes de pain. S’en est suivi l’installation d’une tyrolienne afin de faire passer couvertures et duvets pour la nuit. Cela provoque un mouvement irraisonné, dangereux et violent de la part des gendarmes. Ces derniers montent sur le toit à 4, couteau brandi en avant (pour couper la corde de la tyrolienne) dans l’obscurité la plus totale et tombe à bras raccourci sur les militants regroupés et accrochés à l’extérieur des barrières.

Plusieurs militants se sont fait frappés, étranglés, l’un des gendarmes hurlait :
« j’ai un couteau, j’ai un couteau !».

Cette intervention a entrainé un mouvement de panique et une personne terrorisée par cette violence a sauté du toit et a atterri sur une terrasse intermédiaire avant de s’écraser au sol.
Elle est aujourd’hui hospitalisée.

Nous dénonçons :
– L’action irréfléchie des gendarmes du Psig, alors que cette journée était calme et bon enfant.
– Le fait que le Psig a volontairement créé, sans aucune nécessité une situation de violence inouie face à des militants qui tentaient de s’organiser pour se protéger du froid en réceptionnant des sacs de couchage et des couvertures.
– Le fait que 4 gendarmes du Psig (caméras Go pro baissées, alors que jusqu’à ce moment là, ils filmaient…) se sont rués sur les manifestants (qui tentaient de récupérer le sac à dos) couteau à la main en criant « j’ai un couteau, j’ai un couteau !».
– Le fait que l’obscurité étant totale et les militants accrochés à l’extérieur de la barrière, les gendarmes n’ont pas hésité à les frapper à coup de poing et étrangler en brandissant un couteau.

Une personne prise de panique durant l’intervention a voulu échapper à cette violence et a sauté du toit sans que personne ne sans aperçoive, ni de notre coté, ni du coté des forces de l’ordre.
Les gendarmes ont coupé la corde, puis se sont retirés en criant « bisous, bisous ».

Au même moment, un garde-chien du Psig et des vigiles étaient en bas du bâtiment, eux n’ont rien vu non plus…

La personne a pu rejoindre le parking très péniblement où, de là, quelqu’un l’a transportée à l’hôpital. Le diagnostic est en suspens, elle est touchée aux vertèbres et au coude.

Ici comme ailleurs, l’intervention des forces de l’ordre dans des
contextes de luttes sociales et environnementales se solde par la mise en danger de la vie d’autrui.

 

Contact : notht05 arobase riseup point net

Autres liens :
« No THT 05 : les travaux reprennent », ici et ici.


Quand Ouest-France accuse les Anti-THT sans preuve…

Posted: février 2nd, 2016 | Author: | Filed under: Sous les lignes | No Comments »

Après la publication de la photo de la semaine du 10 octobre dans Ouest-France sur Déchetterie-sous-Pylône, les réactions commencent à faire des petits. Avaient déjà été publiés ici un article d’anti-THT le 16 décembre 2015 qui avait suivi une demande de publication dans Ouest-France d’un courrier non suivie des faits. Depuis, le professeur PresseTorchon a remarqué des banderoles bien en vue sur le pylône ayant fait l’objet de la photo de la semaine. Son reportage :

PhotoO-F-2015oct1010 octobre 2015, Ouest-France découvre quelques années après les faits, un tas d’immondices au pied du Pylône de la pâture à Montabot et accuse les Anti-THT dans son « Image de la semaine ».

photo1N’ayant pu obtenir de droit de réponse, c’est avec un certain sens de l’humour que des Anti-THT se sont exprimés : deux banderoles dénonçant les calomnies du journal ornent dorénavant ce pylône qui n’a, par ailleurs, été « occupé » que par les vigiles de RTE.

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En arrière-plan, les deux pylônes des Mares où l’on peut apercevoir des traces… de branchages.

A côté, les restes du bois de la Bévinière que les Anti-THT protégeaient contre les tronçonneuses de RTE.

Ouest-France semble s’être emmêlé les fils… dans les pylônes et les ordures.

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Enfin une signalisation claire : matelas, four, évier… se sont volatilisés ; il ne reste plus qu’à enlever les pylônes et les câbles.

photo4Mais vendredi 23 janvier, ce sont les banderoles qui se sont volatilisées. Par contre, le pylône est toujours là comme les traces de pneus laissées par un tracteur ou engin.

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Qui ne supportait pas ces messages ? Petits pollueurs frustrés qu’on les prive de leur décharge, journaleux le nez dans leur merde, RTE le gros pollueur de nos campagnes… ?

Qui a grimpé pour les enlever ? Les propriétaires collaborateurs, RTE, la gendarmerie… ?

Peut-être que de bons journalistes nous apporteront des réponses ?
En attendant, n’hésitons pas à faire circuler !

Professeur Pressetorchon


Brève de pique-nique

Posted: septembre 17th, 2015 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Le dimanche 13 septembre 2015, une trentaine de personnes se sont retrouvées sous le soleil normand pour un joyeux pique-nique au pied d’une maison à moins de 100 mètres de la ligne THT, mise en vente par Rte. Appelé par l’association Population sous tension, ce rendez-vous avait pour but de mettre en évidence ce que Rte évite d’ébruiter : à savoir revendre pour une bouchée de pain les maisons qu’il avait racheté au moment de la construction de la ligne pour des raisons de risques sanitaires.

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Une petite balade digestive a permis au promeneurs et promeneuses de constater qu’un pont de l’autoroute ainsi que l’une de ces maisons avaient reçu un petit ravalement de façade. Une idée astucieuse pour mettre des bâtons dans les roues des vendeurs, notaire inclu, à qui ça n’a pas l’air de poser de problèmes de gérer la vente de ces maisons. Des tracts dénonçant ces tractations ont été laissés sur les vitres. Rte, des gens t’ont a l’oeil, et ne te laisseront pas besogner en silence !

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En parlant d’idées, une boite avait été mise à disposition lors du pique-nique pour y déposer en tout anonymat des propositions d’action afin de mettre fin à la revente de ces maisons. Des plus irréalisables aux déjà réalisées, en passant par ce qui ne devraient tarder à être appliquées, voici un petit panneau reprenant la quasi-totalité des idées récupérées en fin d’après-midi :

PanneauDidees

À noter que tant la rédaction que la diffusion de ces petits papiers trouvés au fond de la boite à idée n’est pas de la responsabilité de l’association Population sous Tension.

D’autre part, dans les quelques papiers qui n’ont pu être reproduit sur ce panneau, faute de place, l’un préconisait fortement à quiconque viendrait à envisager d’appliquer une de ces propositions de mettre des gants et de passer tous ses ustensiles à l’acétone avant usage.

 

Des piques niqueurs et niqueuses


Week-end contre la THT le 19-20 septembre 2015

Posted: septembre 8th, 2015 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Les collectifs  de la vallée de la Haute Durance (Hautes Alpes) contre lesAffiche sept 2015-2-1 lignes à Très Haute Tension proposent de se retrouver les 19 et 20 septembre pour manifester, discuter, camper ensemble, participer ou proposer des ateliers, se balader…

MANIFESTATION le dimanche 20 septembre à 11h
Départ de la gare d’Eygliers -Montdauphin

RASSEMBLEMENT-CAMPEMENT le samedi 19 à partir de 14h
au plan d’eau d’Eygliers :
-assemblée de vallée-discussions-repas-ateliers-spectacles-

Tout ça, parce que les lignes THT, on n’en veut pas ici, ni ailleurs!

Parce que ce qu’une infrastructure en amène d’autres,
parce que les lignes à Très Haute Tension transportent de l’énergie nucléaire sur des milliers de kilomètres,
parce que le nucléaire c’est la guerre et le cancer,
parce que le réseau THT construit le grand marché capitaliste européen de l’électricité,
parce que les lignes THT sont nocives pour la vie,
parce qu’elles vont défigurer un peu plus la vallée,
parce qu’on veut reprendre de l’autonomie,
parce que la lutte nous rend plus fort-e-s et plus solidaires,
parce qu’il n’y a que l’Etat et les patrons qui s’en frottent les mains,
parce que nous pouvons empêcher leurs projets!

Comme au Val Susa, à Notre Dame des Landes, à St Victor et Mélvieu , et partout ailleurs, retrouvons les sentiers de la résistance, pour la solidarité, la liberté et la dignité.

Plus d’infos: http://notht05.noblogs.org ; notht05 arobase riseup.net


13 septembre 2015 : PIQUE-NIQUE contre la revente des maisons RTE

Posted: septembre 1st, 2015 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Affiche 13 09 15

 
 
 

  RTE continue de vouloir vendre ses maisons sous la ligne.

 

  L’assocation POPULATION SOUS TENSION appelle à un PIQUE-NIQUE de protestation contre la revente des maisons RTE sous les lignes THT.

 

 

 

Ne pouvant certifier qu’il n’y a aucun risque à vivre sous les lignes THT, RTE a racheté au prix fort une soixantaine de maisons à moins de 100 m de la ligne THT Cotentin-Maine.

Mais, début juin, les maisons RTE de Notre-Dame-de-Cenilly (50) sont mises en vente entre 15 000 et 20 000 €, attirant beaucoup de monde en ces temps difficiles. A ces prix-là, la santé a une moindre valeur.

Nous avons dénoncé et médiatisé ces ventes et RTE a décidé de raser ses maisons rachetées pourtant 10 à 15 fois plus cher.

Mais depuis d’autres maisons RTE sous les lignes ont été mises en vente, certes à des prix moins attractifs mais quand même en moyenne 2 fois moins cher que le prix d’achat.

Nous devons informer les acheteurs potentiels des risques engendrés par ces lignes THT. Pour cela, retrouvons-nous pour empêcher RTE d’exposer de nouveaux « cobayes » sous ces lignes.

Pour se rendre au pique-nique :
Carrefour de la Jolletière, sur l’ancienne route Villedieu-Caen :
En venant par l’A84, sortie 39 direction Pont-Farcy, puis à droite direction Villedieu jusqu’au carrefour avec la D455 ou sortie 38 direction Vire sur 1km puis à gauche direction Colombes-Pont Farcy, suivre Pont-Farcy jusqu’au carrefour avec la D455

Pique-nique sous tente Info-kiosque

Contact :
Association POPULATION SOUS TENSION : o6 72 o8 55 o4,
populationsoustension arobase riseup point net


Maisons THT à vendre / Leucémie à bas prix

Posted: juin 30th, 2015 | Author: | Filed under: Sous les lignes, Textes en français | No Comments »

Alors que la lutte contre la ligne THT Cotentin Maine battait son plein, RTE avait été sommée de racheter les maisons situées à moins de 100 mètres de la future ligne 2*400 000 Volt, “par précaution contre les nuisances”. En mars 2012, dans un article du Monde, nous apprenions que les logements devraient être revendus en-dessous des prix du marché, mais en contrepartie d’un engagement à ne pas attaquer RTE en cas de problèmes.

Dans son édition du 6 juin 2015 parue le jeudi 4 juin, des annonces immobilières particulièrement alléchantes se sont discrètement glissées dans la Manche libre. RTE revend 4 maisons à Notre Dame de Cenilly (50) avec, au bas mot, un zéro en moins ! Quand on pense que RTE a toujours nié l’impact de ses lignes THT sur la valeur des maisons se situant à proximité…

Toujours est-il que, les projecteurs s’étant éloignés, les sbires de RTE ne semblent avoir plus aucun scrupule à proposer à des gens d’habiter sous la ligne, là où les champs électromagnétiques font directement s’allumer des néons ! Comprenez que pour 15 000 ou 20 000 pour des maisons tout à fait habitables, qui en valent 10 fois plus, avec du terrain, et pour trois d’entre elles, des dépendances… Comment ne pas faire fi du danger que représente la ligne pour pouvoir se loger ?

Lumière sur les basses oeuvres

Aub-RTE-3

À l’instar du suivi des agriculteurs qui ne pouvait se faire que sous couvert de confidentialité, RTE n’aime pas quand on met en lumière ses coups bas.

Est-ce que ce sont les inscriptions qui ont rapidement orné les façades des maison ou l’enquête du Professeur Canardeau qui ont changé la donne ? Ce qui est sûr, c’est qu’un rapide rétropédalage s’opère : ces 4 maisons auraient été mises en vente par erreur, elles auraient malencontreusement sauté du fichier des maisons à détruire dans celui des maisons mises en vente. Trompeuses, elles ont été confiées au bon soin d’un office notarial sans que personne ne se doute de rien. Pire : les photos destinées à la mise en vente n’ont pas permis de déceler leur insalubrité. Il faut dire qu’une maison achetée 300 000 € il y a quatre ans apparaît facilement comme une maison pouvant valoir plus que la destruction… même si RTE indique aujourd’hui que les 4 maisons font partie du fichier de celles à détruire en raison de leur vétusté et de leur insalubrité (Le Canard enchainé du 17 juin 2015).

Nul doute que RTE va rapidement saisir les occasions de continuer à se séparer de son encombrant fardeau immobilier, nul doute que se dresseront à chaque fois sur son chemin des empêcheurs de vendre en rond, tandis que l’opposition à la construction des lignes THT et de leurs postes de transformation s’intensifient, dans le Nord-Pas de Calais, l’Aveyron ou les Hautes-Alpes, par exemple.

Des centaines de milliers de personnes vivent déjà sous des lignes 400.000 volts, et RTE se garde bien de le souligner, car si on se mettait tous à leur demander des comptes sur les ondes notoirement dangereuses que leurs lignes génèrent, provoquant migraines, insomnies, leucémies, mammites pour les vaches, etc, cela aurait pour conséquence de remettre en question le système de production et de transport de l’électricité, centralisée et abondant. Et il est hors de question pour RTE d’indemniser toutes les personnes concernées. Ils préfèrent même récupérer quelques dizaines de milliers d’euros en vendant des maisons exposés, sur le dos de futurs habitants qui auront acheté “en connaissance de cause”.

En campagne contre RTE (car sans lignes THT, il n’y a plus de possiblibilté de continuer à centraliser l’énergie nucléaire entre autres), ce sont les lignes T.H.T. que nous abattrons et non les maisons d’habitations qui garnissent nos campagnes.
L’envahisseur pylôneur n’a qu’a bien se tenir, nous mettrons tout en oeuvre pour que personne ne subisse l’irréparrable des nuisances des lignes Très Hautes Tension.

Assemblée antinucléaire et antiTHT de l’ouest
pylones arobase riseup point net