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Débattre de l’enfouissement, disent-ils? Combattre disons nous!

Posted: mai 22nd, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Tags: , , , , , | Commentaires fermés sur Débattre de l’enfouissement, disent-ils? Combattre disons nous!

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Nous ne participerons pas aux débats organisés par la CPDP (Commission Particulière du débat puclic) du 15 mai au 15 octobre.

A Bure comme ailleurs le débat ne se tiendra pas.

Ci dessous les dates des 14 réunions publiques, dont 8 locales, et certaines thématiques :

23 mai Bure

30 mai Saint-Dizier (Insertion dans le territoire)

6 juin Joinville

13 juin  Bar le Duc (Insertion dans le territoire)

20 juin Nancy (Réversibilité)

27 juin La Hague (Cherbourg) (Inventaire prospectif des déchets)

4 juillet Ligny en Barrois

11 juillet Chaumont

5 septembre Saint-Laurent des Eaux (De la production aux déchets)

10 septembre Bugey (De la production aux déchets)

19 septembre Marcoule (Les trois voies de recherche)

23 septembre Paris (Expériences internationales)

3 octobre Commercy (Coût et financement)

10 octobre Echenay

Parce qu’ils ne nous enfumerons pas avec leurs débats pipeau, l’heure est venue de fêter la désintégration de CIGEO (Centre Industriel de Stockage Géologique, pour les déchets nucléaire de haute et moyenne activité à vie longue)…

Blog de la Maison de la résistance à la poubelle nucléaire de Bure
Rubrique Piscine à déchet du blog Valognes Stop Castor

 


B(L)OCAGE : ZAD Partout, THT, TGV Nulle Part

Posted: février 8th, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Infotour, Textes en français | Commentaires fermés sur B(L)OCAGE : ZAD Partout, THT, TGV Nulle Part

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Un refus, un “NON” ou un “Stop !” adressé à un “Grand Projet Inutile”. Une volonté de se réapproprier sa vie, de ne plus vivre selon les codes et les normes de société industrielle de consommation. Des cabanes construites dans les arbres. Une pluie battante, qui tombe parfois sans s’arrêter plusieurs jours de suite. De la boue jusqu’aux genoux à n’en plus finir. Des bottes qu’on est content d’enlever à la fin de la journée et, qui en dégageant un délicieux parfum, mettent des jours à sécher. Des nuits froides où l’on se couvre de multiples couvertures pour rester au chaud. Des frontales qui s’activent dans la nuit, autour des machines affrétées par une grande entreprise. Des réveils difficiles parce qu’il faut se sortir de son cocon chaud pour aller bloquer les travaux d’un début de chantier, ou des mairies pendant une enquête publique. Des rassemblements publics de soutien, et des discussions interminables sur “les bilans de la lutte et ses perspectives”, sur la “violence”, sur “les médias”. Une existence qui apprend à faire avec une omniprésence gendarmesque dans nos espaces de vie. Une profonde désillusion sur la “démocratie”, sur la “république”, sur cette “France, État de droit, et patrie des droits de l’homme”. Une rage grandissante contre un système qui impose à coups de matraque, de lacrymos, de grenades, les intérêts capitalistes de grandes entreprises. Une colère face à leur violence, celle qui feint d’écouter, celle qui mutile, celle qui convoque et condamne ceux que l’on aime… Une conviction : notre lutte a dépassé son cadre “local”. Une hypothèse : notre organisation horizontale peut nous emmener jusqu’à la victoire. . Une question, que sont nos victoires ? Qu’est ce que c’est LA victoire ? Une certitude, nous ne serons plus jamais les mêmes…Où suis-je ?

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes ? Oui… mais pas que… Ce tableau peut pour beaucoup, paraître être restreint à celui de la “Zone A Défendre”, celui de la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, largement médiatisé, et qui a de loin touché le plus de monde. Pour autant, il est déroutant de constater que cette description peut coller à de nombreuses luttes passées, présentes, ou à venir. Il ne s’agira pas ici de faire un état des lieux de tous ces combats, mais plus de se concentrer sur les rapports de deux luttes “bocagères” qui ont eu et ont toujours lieu aujourd’hui. Celle de NDdL, et celle, contre la construction de la THT Cotentin-Maine.

ski-pylone2Aujourd’hui, nous luttons contre la même logique d’asservissement des territoires qui vise à rendre nos espaces attractifs, aménagés pour l’économie marchande, et quadrillés pour le contrôle de l’ordre établi. Chaque zone, chaque espace, chaque personne doit avoir un rôle ou une fonction au service des métropoles. Dans un souci d’entretenir une façade “démocratique”, ces projets sont systématiquement imposés selon le même protocole : débats publics, enquête publique, déclaration d’utilité publique, mesures de compensation et de rachat, pression financières de corruption sous forme de subventions… D’un bout à l’autre du bocage, ce qu’ils cherchent c’est d’abord acheter le silence, celui des mairies, des conseils départementaux, régionaux… mais aussi et surtout celui des individus, des associations et des riverains.
Face à ces procédés, ce n’est ni le silence, ni la résignation, mais bien la résistance qui a été notre premier instinct. Un refus adressé à ce système, à ce “monde du progrès” dans lequel on hésite pas à supprimer les aides sociales ainsi que des postes dans l’enseignement et la médecine au profit de l’armement des forces de l’ordre, et d’une invasion colonialiste pour par exemple, s’assurer une mainmise sur des gisements d’uranium. De là, notre opposition est devenue une lutte, un combat de tous les jours pour la réinvention perpétuelle de nos existences, bien en dehors de ce système là. Notre lutte, s’est organisée, en associations, collectifs ou assemblées horizontales. Le “subir” a été enterré au profit de “l’agir”. Manifestations, rassemblements, réunions d’information, recours juridiques, mais aussi grève de la faim, actions publique d’interférences, blocages, barricades et sabotages sont devenus nos armes. Et les différences de ces modes d’action nous ont apporté une diversité qui n’a fait que nous enrichir.

Cependant, une partie du commun de nos luttes c’est aussi la répression. Celle exercée par l’État, qui à coups de surveillance, de convocations, de condamnations, de matraques, de gaz et de grenades, a tenté de nous faire taire. Nous savons aujourd’hui, en Loire-Atlantique, en Manche et en Mayenne, ce que c’est la “vie en zone occupée, en zone militarisée”. Nous avons pu faire l’expérience d’une stigmatisation de nos luttes qui cherche à nous diviser entre opposant-e-s.
Pour autant, cette offensive n’a pas réussit à ébranler nos solidarités, ni à diminuer notre détermination. Pour ceux-elles de la THT, ce ne sont pas les multiples garde à vue, condamnations, blessures et mutilations, pas plus que la coupe du bois ou la construction des derniers pylônes de la ligne qui ne signent la fin de la lutte. Pour ceux de la ZAD, l’opération d’expulsion “César” menée par les forces de l’ordre n’a été que l’étincelle d’un mouvement très large de résistance qui ne fait que grandir chaque fois qu’un lieu de vie est menacé d’expulsion.
Aujourd’hui, ce que nous souhaitons, c’est partager ce commun de lutte. Le partager pour nous enrichir mutuellement encore plus. Pour que ce partage devienne une force. Pour que le “Contre l’aéroport et son monde” et “le Contre le Nucléaire et son monde” deviennent une seule et même expression. Parce que la convergence de nos luttes doit pour nous devenir plus qu’une écriture de textes.
De ce fait, à l’heure où l’abandon du projet d’aéroport paraît plus que probable, où un nouveau lieu permanent se crée dans la Manche pour continuer le combat contre le Nucléaire, la question des victoires semble se poser. Alors que les rencontres, les amitiés et les solidarités que nous avons pu tisser apparaissent comme un butin qu’ILS ne nous reprendrons jamais, pouvons-nous espérer arracher encore plus ? Qu’est-ce qu’un abandon du projet d’aéroport signifierait pour toutes les autres luttes dites locales ? Comment constituer une réelle plateforme de lutte commune dans les bocages ? Comment généraliser nos combats jusque dans les périphéries bétonnées de la métropole ?

Venez en discuter avec nous les 9-10 mars 2013 sur la ZAD.

Programme :

samedi midi : pique-nique auberge espagnole. RDV 12H30 à la Chat-Teigne
Samedi après-midi : discussion sur l’historique et la convergence entre la lutte anti-THT et la lutte à NDDL, 14h à la Chateigne
Samedi soir : projection du film “THT, Remballe ton Elek” + concert
Dimanche : randonnée publique et pique-nique sous les pylônes de la ZAD. RDV 11h aux Rosierspieddepage


Une randonnée déboulonnante du côté du Morbihan

Posted: janvier 29th, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Commentaires fermés sur Une randonnée déboulonnante du côté du Morbihan

Il semblerait que des lucioles aient butiné quelques pylônes en Est-Morbihan suite à l’appel à actions décentralisées. Voici le petit poème féérique que nous avons retrouvé :

Déboulonnons, déboulonnons,bunny
En revenant de la ZAD
De Vannes à Redon *

Un petit boulon par ci
Qui a la clef de 46 ?
Et si on en prenait plus par là ?
Et pourquoi pas vingt-trois ?

Mais que faire de notre récolte ?
C’est que ça ne pousse pas guère.
Il seront bien gardé à la cohorte
Celle qui stationne pas loin de Guer.

Nous avons été atteint en plein coeur par l’appel de nos amis du Chefresne** et d’ailleurs. Pas question d’abandonner ces pylônes à leurs basses oeuvres.

Alors déboulonnons, scions, sabotons ces symboles d’un monde dont nous ne voulons pas.

Des bouleaux n’heureux.

* Bon ben en fait, c’était de Redon à Vannes mais ça rime moins bien.
** Appel sur http://antitht.noblogs.org/618

 

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Scie-lodarité avec la lutte anti-THT

Posted: janvier 23rd, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Commentaires fermés sur Scie-lodarité avec la lutte anti-THT

L’appel à action décentralisée a fait réagir jusque dans l’est de la France. Nous avons en effet reçu le mail ci-dessous d’antinucléaires de la Meuse qui ont l’ai d’avoir été inspiré par l’illustration de l’appel :

L'appel à actions décentralisées (http://antitht.noblogs.org/497) de l'assemblée anti-THT et anti-
nucléaire du Chefresne (Manche/Cotentin) a été entendu.

Aussi, dès l'annonce du bucheronnage d'arbres au bois (http://antitht.noblogs.org/618) auparavant 
occupé, nous nous sommes apprêté-e-s.

C'est par le biais de la scie à métaux que nous avons souhaité exprimé notre solidarité avec 
la lutte antinucléaire du Cotentin. 
C'est à une ligne THT, comme nos ami-e-s de l'ouest, que nous nous sommes attaqué-e-s ici, dans l'est.

Ainsi, nous avons mis à mal un de ces pantins métalliques reliant la centrale nucléaire de Fessenheim
à la région parisienne en passant par Nogent-sur-Seine.

"Lequel ?" nous direz-vous. A RTE de découvrir LESquelS (avant qu'ils ne tombent) !

Mettront-ils un jour un flic sous chaque pylône comme dans certains lieu du Cotentin ?  
scie
Scie-lodarité !

Des antinucléairEs
 du 55.

RTE revient au Chefresne : AGISSONS PARTOUT AILLEURS !

Posted: janvier 18th, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Appels et textes, Sous les lignes, Textes en français | Commentaires fermés sur RTE revient au Chefresne : AGISSONS PARTOUT AILLEURS !

Impressions décentralisées pour appel à actions décentralisées :

Affiche n°1              Affiche n°2 (à venir)                  Affiche n°3

Fichier pour impressions recto tract A5                Fichier pour impressions verso tract A5

 

RTErevient

Pendant des mois la résistance contre la ligne THT Cotentin-Maine s’est concentrée autour du Chefresne. Recours juridiques, arrêtés municipaux, appels à rassemblement, actions publiques de déboulonnage, sabotages, se sont heurtés au mépris et à une répression grandissante. RTE et la préfecture orchestrent de concert les convocations en gendarmerie, les expulsions, les interpellations, les assignations en justice, les amendes.

Pourtant la lutte est loin d’être finie, d’autant plus que d’autres fronts se renforcent. Car la mobilisation contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes s’inscrit bien, pour nous, dans la même logique que le combat contre la THT, le nucléaire et leur monde.

Alors que la construction des deux derniers pylônes se profile, que l’abattage du bois de la Bévinière est en cours, nous souhaitons appeler à une réaction du même type que celle qui s’est mise en place pour lutter contre l’aéroport de NDDL. Face à la concentration des forces répressives, décentralisons nos actions pour frapper là où ils ne nous attendent pas. Attaquons partout où RTE, Vinci, Areva et consorts étendent leur mainmise par un quadrillage et une militarisation de nos espaces de vie. Nous vivons tou.te.s sous des THT, près de LGV, d’équipements Vinci, d’autoroutes, d’aéroports, de centres de stockage de déchets nucléaires, de centrales à gaz ou nucléaire.

scie

La lutte contre leur monde de gestionnaires, d’aménageurs, de flics, ne fait que commencer, et si nous désirons maintenir la pression partout où ils se trouvent, nous souhaitons aussi éviter de nous épuiser en procès inutiles et préserver nos forces. C’est pourquoi nous appelons à exprimer notre solidarité avec les opposant.e.s à la ligne THT Cotentin Maine par des actions décentralisées. La semaine suivant le début de la construction du dernier pylône sur le Chefresne ou l’abattage du bois de la Bévinière, nous appelons à toute forme d’actions, pourvu qu’elles respectent l’intégrité physique des personnes, afin de montrer notre détermination à ne pas laisser cette ligne THT s’achever, à ne pas laisser le monde nucléaire s’étendre un peu plus.

La THT est partout car qu’ils prennent ZAD dans leur gueule!

Ni résignation, ni compromis !

Comme ils ne pourront jamais mettre un flic au pied de chaque pylône,

la THT ne passera jamais en paix.

degage


Contre le monde qui va avec l’aéroport, le nucléaire, les lignes THT…

Posted: janvier 3rd, 2013 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Commentaires fermés sur Contre le monde qui va avec l’aéroport, le nucléaire, les lignes THT…

La ZAD souhaite une bonne année 2013 à la lutte antiTHT !

Désormais, les pylônes de la Zone d’autonomie définitive sont en danger.

A chaque expulsion, un pylône attaqué !
A chaque agression policière, un pylône attaqué !

Ils ne pourront pas mettre un flic sous chaque pylône…

Pour bien fêter la nouvelle année, pendant le feu d’artifice du carrefour de la Forêt, un groupe d’individu-e-s s’est dirigé-e-s vers un pylône de la ZAD équipé de scies à métaux. Pendant une demi-heure, ces personnes ont pu tranquillement scier la moitié de deux des pieds du pylône.
Cette action a pour ambition de renforcer la solidarité entre les occupant-e-s de la ZAD et celles et ceux qui luttent contre la construction de la ligne THT Cotentin-Maine, et plus généralement contre la centralisation de la production d’énergie (nucléaire plus particulièrement).

Il était temps que la convergence des luttes se traduise par des actes.

 

Désormais, les pylônes de la zone d’autonomie définitive sont en danger.

A chaque expulsion, un pylône attaqué !
A chaque agression policière, un pylône attaqué !

Ils ne pourront pas mettre un flic sous chaque pylône…

(Message de la ZAD sur indymedia.org)


Solidarité morbihannaise avec la lutte anti EPR/THT

Posted: décembre 23rd, 2012 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Commentaires fermés sur Solidarité morbihannaise avec la lutte anti EPR/THT

Une nouvelle action a eu lieu ce 22 décembre 2012 dans le Morbihan en solidarité avec la lutte antinucléaire, et particulièrement celle se déroulant en cotentin contre la THT et l’EPR.

Le 1er décembre 2012, une manifestation avait eu lieu devant le siège de Garczynski Traploir Energie, qui a travaillé aux côtés d’Omexom – Vinci Energie dans le cadre de la construction du poste de transformation au départ de la ligne THT Cotentin Maine, à Saint Sébastien de Raids.

Aujourd’hui, toujours à l’appel de Stop Nucléaire 56, c’est la participation d’ETDE, entreprise en charge du tronçon allant du Lorey à Pont-Brocard dans la Manche, qui est dénoncée :

STOPNUK56-ETDE

Nous sommes ici aujourd’hui, devant le siège de la société ETDE, pour deux raisons :

La première pour marquer notre solidarité avec les populations qui résistent contre la construction du réacteur EPR à Flamanville et la construction de la ligne THT Cotentin-Maine, notamment avec les résistants du Chefresne. La deuxième, pour marquer l’ouverture du débat national sur la transition énergétique lancé le 29 novembre.

ETDE, Pôle Energies et Services de Bouygues Construction, est une entreprise spécialisée dans la construction de postes et lignes électriques, de réseaux électriques et d’installations d’éclairage…

ETDE construit avec les sociétés OMEXON, GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE,… la ligne THT Cotentin-Maine qui doit relier le réacteur nucléaire EPR de Flamanville au poste de Beaulieu sur Oudon, à côté de Laval. Cette ligne de 2 fois 400 000 V est longue de 163 km, traverse 4 départements, 64 communes et comporte 420 pylônes. Au-delà du risque du nucléaire inacceptable présenté par le futur réacteur EPR, cette ligne THT présente un risque sanitaire majeur pour l’environnement, les animaux et les populations riveraines. Elle est le symbole d’une source d’énergie et d’une société hyper-centralisée.

La lutte contre sa construction s’est surtout concentrée autour du Chefresne, petite commune de la Manche. L’ex-maire, ex car il a choisi de démissionner suite à une garde à vue et une réquisition pour organiser le scrutin législatif que lui et ses conseillers voulaient boycotter, et la population dans son ensemble – qui sont pour un arrêt immédiat du nucléaire – sont hostiles à la THT. De nombreuses actions publiques ont été organisées pour contrer le chantier de la THT. L’Etat a répondu systématiquement par la répression et la violence contre les résistants du nucléaire (blessés et procès).

Nous n’en voulons pas aux salariés d’ETDE, ni à l’entreprise elle-même. Nous sommes ici pour interpeller ses dirigeants sur leur rôle dans la pérennité du recours à l’énergie nucléaire. Les entreprises savent orienter les décisions politiques lorsque leurs intérêts économiques sont en cause. Nous leur demandons aujourd’hui de faire preuve d’une éthique environnementale dans leurs réponses aux appels d’offres, notamment de l’industrie nucléaire. En travaillant pour l’industrie nucléaire, ces entreprises s’en rendent complices. Aujourd’hui, nous leur demandons de refuser ces chantiers et d’agir activement pour le développement des énergies renouvelables, sources de développement économiques et d’emplois délocalisés.

Sur la ligne THT Cotentin-Maine, des entreprises ont fait appel à des vigiles pour garantir la construction des pylônes. Il n’est pas dans les missions de ces entreprises d’assurer des missions de maintien de l’ordre. Les salariés de ces entreprises ont un droit, et un devoir, de retrait lorsqu’ils sont confrontés à des résistants.

ETDE n’est pas la seule entreprise qui travaille sur les chantiers EPR/THT. Il y en a d’autres dans le Morbihan et ailleurs, notamment sur des chantiers de travaux publics, d’élagage,… Nous saurons également les interpeller sur leur éthique environnementale !

Nous sommes également ici aujourd’hui pour réagir au lancement jeudi dernier du débat national sur la transition énergétique qui doit déboucher en 2013 sur une loi de programmation. Certes les dés sont pipés : nomination au sein du comité des sages de deux experts nucléaires, prises de position au sein du gouvernement en faveur du nucléaire, confirmation du chantier EPR,… Néanmoins et contrairement peut-être à d’autres associations, nous allons participer à ce débat, et même nous y inviter si le gouvernement nous oubliait ! Nous allons en faire un débat citoyen et nous avons déjà commencé le mardi 4 décembre à Saint-Jean-Brévelay.

La France est à un tournant historique, avec un parc nucléaire vieillissant, avec déjà des réacteurs en fin de vie, et une augmentation considérable du risque de catastrophe. Il y a deux solutions, s’engager dans la construction de nouveaux EPR, pour un coût exorbitant de l’ordre de 200 milliards d’Euros, un risque de pénurie en approvisionnement d’uranium, et un risque nucléaire toujours présent, ou s’engager résolument dans la sobriété énergétique et dans le développement des énergies renouvelables, sources d’énergie d’avenir et créatrices d’emplois.

Il y a urgence ! Pour éviter la catastrophe, il faut arrêter dès demain le maximum de réacteurs en utilisant toutes les ressources disponibles et aujourd’hui sous-exploitées. C’est possible pour près de 30 réacteurs et en quelques années pour le reste. C’est dès aujourd’hui que doit être prise la décision d’arrêt immédiat du nucléaire.


Action de solidarité dans le Morbihan

Posted: décembre 3rd, 2012 | Author: | Filed under: Actions décentralisées, Textes en français | Commentaires fermés sur Action de solidarité dans le Morbihan

A l’appel de Stop Nucléaire 56, une manifestation a eu lieu le 1er décembre 2012 devant le siège de Garczynski Traploir Energie, qui a travaillé aux côtés d’Omexom – Vinci Energie dans le cadre de la construction du poste de transformation au départ de la ligne THT Cotentin Maine, à Saint Sébastien de Raids.

Les manifestant-e-s ont signifié leur raisons de se retrouver devant le siège de la société GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE :
•    La première pour marquer notre solidarité avec les populations qui résistent contre la construction du réacteur EPR à Flamanville et la construction de la ligne THT Cotentin-Maine, notamment avec les résistants du Chefresne.
•    La deuxième, pour marquer l’ouverture du débat national sur la transition énergétique lancé jeudi dernier.

Ils en ont profité pour faire valoir leurs griefs à l’encontre de l’entreprise, comme étant spécifique à la complicité de celle-ci dans sa participation à la société nucléaire :

GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE est une entreprise spécialisée dans la construction de postes et lignes électriques – installations photovoltaïques – petit éolien – Eclairage public,…

GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE construit avec la société OMEXON basée au Mans la ligne THT Cotentin-Maine qui doit relier le réacteur nucléaire EPR de Flamanville au poste de Beaulieu sur Oudon, à côté de Laval. Cette ligne de 2 fois 400 000 V est longue de 163 km, traverse 4 départements, 64 communes et comporte 420 pylônes. Au-delà du risque du nucléaire inacceptable présenté par le futur réacteur EPR, cette ligne THT présente un risque sanitaire majeur pour l’environnement, les animaux et les populations riveraines. Elle est le symbole d’une source d’énergie et d’une société hyper-centralisée.

La lutte contre sa construction s’est surtout concentrée autour du Chefresne, petite commune de la Manche. L’ex-maire – ex car il a choisi de démissionner suite à une garde à vue et une réquisition pour organiser le scrutin législatif, que lui et ses conseillers voulaient boycotter, et la population dans son ensemble – qui sont pour un arrêt immédiat du nucléaire – sont hostiles à la THT. De nombreuses actions publiques ont été organisées pour contrer le chantier de la THT. L’Etat a répondu systématiquement par la répression et la violence contre les résistants du nucléaire (blessés et procès).

Nous n’en voulons pas aux salariés de GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE, ni à l’entreprise elle-même qui réalise par ailleurs des installations sources d’énergie renouvelable. Nous sommes ici pour interpeller ses dirigeants sur leur rôle dans la pérennité du recours à l’énergie nucléaire. Les entreprises savent orienter les décisions politiques lorsque leurs intérêts économiques sont en cause. Nous leur demander aujourd’hui de faire preuve d’une éthique environnementale dans leurs réponses aux appels d’offres, notamment de l’industrie nucléaire. En travaillant pour l’industrie nucléaire, ces entreprises s’en rendent complices. Aujourd’hui, nous leur demandons de refuser ces chantiers et d’agir activement pour le développement des énergies renouvelables, sources de développement économique et d’emplois délocalisés.

Sur la ligne THT Cotentin-Maine, des entreprises ont fait appel à des vigiles pour garantir la construction des pylônes. Il n’est pas dans les missions de ces entreprises d’assurer des missions de maintien de l’ordre. Les salariés de ces entreprises ont un droit, et un devoir, de retrait lorsqu’ils sont confrontés à des résistants.

GARCZYNSKI TRAPLOIR ENERGIE n’est pas la seule entreprise qui travaille sur les chantiers EPR/THT. Il y en a d’autres dans le Morbihan et ailleurs, notamment sur des chantiers de travaux publics, d’élagage,… Nous saurons également les interpeller sur leur éthique environnementale !

Nous sommes également ici aujourd’hui pour réagir au lancement jeudi dernier du débat national sur la transition énergétique qui doit déboucher en 2013 sur une loi de programmation. Certes les dés sont pipés : nomination au sein du comité des sages de deux experts nucléaires, prises de position au sein du gouvernement en faveur du nucléaire, confirmation du chantier EPR,… Néanmoins et contrairement peut-être à d’autres associations, nous allons participer à ce débat, et même nous y inviter si le gouvernement nous oubliait ! Nous allons en faire un débat citoyen et nous commencerons dès mardi prochain, 4 décembre, à Saint-Jean-Brévelay, 20h30, salle de Kerivo, rue Joseph-Le-Bayon, route de Colpo.

Hervé Pellois, député-Maire de Saint Avé sait que nous sommes capable de dialogue. Nous l’invitons à organiser dans sa commune ce débat citoyen qui n’a jamais eu lieu en France, et à en tirer ensuite toutes les conséquences en tant que député lorsque sera votée la loi de programmation.

La France est à un tournant historique, avec un parc nucléaire vieillissant, avec déjà des réacteurs en fin de vie, et une augmentation considérable du risque de catastrophe. Il y a deux solutions, s’engager dans la construction de nouveaux EPR, pour un coût exorbitant de l’ordre de 200 milliards d’Euros, un risque de pénurie en approvisionnement d’uranium, et un risque nucléaire toujours présent, ou s’engager résolument dans la sobriété énergétique et dans le développement des énergies renouvelables, sources d’énergie d’avenir et créatrices d’emplois.
Il y a urgence ! Pour éviter la catastrophe, il faut arrêter dès demain le maximum de réacteurs en utilisant toutes les ressources disponibles et aujourd’hui sous-exploitées. C’est possible pour près de 30 réacteurs et en quelques années pour le reste.