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19 septembre 2013 : Procès en appel à Angers !

dimanche, septembre 8th, 2013

proces2013sept19Affiche à télécharger pour impression           Tract à télécharger pour impression

Un militant de la lutte antiTHT est poursuivi de violences envers une personne dépositaire de l’autorité publique sous prétexte de s’être garé trop près d’une gendarme qui se prétend victime au point d’avoir obtenu 300 euros de dommages et intérêts ainsi que le remboursement de ses frais d’avocat en première instance à Laval (53).

Ces poursuites ne sont que la concrétisation d’un harcèlement des autorités (préfecture, gendarmes, RTE, etc) envers les populations sous le tracé de la ligne THT Cotentin-Maine, au point de se demander qui est vraiment la victime dans cette affaire.

Comme de nombreux/euses opposant-e-s à la ligne THT Cotentin-Maine, le prévenu du jour n’a pas manqué de faire l’objet de contrôles routiers incessants et de fouilles régulières de son véhicule tout au long de l’année 2012.

Ce harcèlement atteint son apogée le 28 avril 2012 quand, après avoir participé à une randonnée sous les pylônes à Saint Cyr le Gravelais, deux motards et un véhicule de gendarmerie l’escortent jusqu’à son domicile sans pour autant lui octroyer le statut de VIP.

Un hameau devenu zone interdite : Le Mesnil à St Pierre des Landes (53)

Notre ami a en outre le malheur de toujours être présent quand la solidarité avec les riverain-e-s s’avère nécessaire. Ce qui fut le cas chez des riverains du Mesnil à Saint Pierre des Landes qui s’opposaient à l’implantation d’un pylône et à la destruction d’arbres et du biotope d’un plan d’eau.

Ainsi le 1er juin 2012, à la simple annonce du début d’un chantier de la ligne sur le Mesnil, l’accès au hameau lui est refusé par la gendarmerie (sans décision de justice d’aucune sorte ni raison valable).

Le lendemain, si comme une cinquantaine de personnes solidaires, il a pu rejoindre une parcelle privée pour assister à une conférence de presse. Il fut lui comme les autres, y compris les propriétaires des lieux, expulsé violemment du terrain.

Le 4 juillet 2012, alors que venait de débuter le chantier prévu un mois plus tôt, c’est encore l’ensemble du hameau qui est déclaré zone interdite par la maréchaussée, obligeant le militant aujourd’hui en procès à laisser son véhicule (après menace de contravention pour stationnement gênant) sur le bas côté. Un comble, alors qu’un véhicule de gendarmerie entravait sans aucun motif légal le passage d’accès au village.

C’est en ce début du mois de juillet 2012 (les 4 et 5 juillet) que suite aux exactions gendarmesques menées sous l’égide de RTE et de la préfecture de la Mayenne au Mesnil, une plainte collective est déposée par les habitant-e-s affecté-e-s par le chantier et la ligne, avec certain-e-s de leurs soutiens. Ceci pour dénoncer les entraves à la liberté individuelle et la complicité de dégradation volontaire de la propriété d’autrui.

Il semblerait que le 6 juillet 2012, la gendarme citée ci-dessus se soit subitement rendue compte qu’elle fut victime de violence de par la peur occasionnée par la manœuvre du véhicule se garant à sa proximité, déposant alors plainte pour ces faits. Vu la présence des gendarmes sur les lieux, l’accusé n’aurait-il pas été arrêté en flagrant délit dès le 4 juillet s’il avait vraiment représenté une menace de violence.

Cette peur et la plainte qui a suivi ont donné lieu a une mobilisation digne de l’ennemi public numéro 1, le 10 juillet 2012. À 8h du matin, au domicile du militant, une opération de type antiterrorisme fut entreprise afin de l’interpeller et ce, avec une violence sans commune mesure avec celle qu’il aurait soi-disant occasionnée en se garant six jours plus tôt. Au bout de 9 h de garde à vue, et après le refus du prélèvemebt de son ADN, il se voyait notifier une convocation au tribunal qui nous amène ce 19 septembre à Angers.

Pendant ce temps là, les plaintes déposés par les riverain-e-s et militant-e-s du Mesnil ont été classées sans suite, nécessitant le dépôt d’une caution de 1000€ chacun-e pour que soit mandaté un juge d’instruction. Le motif ? « les faits dont vous vous êtes plaint ne sont pas punis par la loi ». L’article 432-4 du code pénal (entrave à la liberté individuelle par une personne dépositaire de l’autorité publique)ne serait-il plus en vigueur?

C’est donc par le porte-monnaie qu’on veut nous reconvertir. Ces diverses manipulations, intimidations, inculpations, accusations mensongères, et le fonctionnement de notre justice qui nous coûte cher ne font que renforcer notre détermination.

Une soirée Infotour sur la lutte antiTHT aura lieu en amont et en solidarité le 17 septembre à l’Étincelle, 26 rue Maillé à Angers.

Face à ces procédures qui s’enchainent et les frais de justice qui s’amoncèlent…La solidarité financière est aussi de mise pour pouvoir faire face à la répression : Merci d’envoyer vos dons à l’Association pour la solidarité et l’aide juridique (chèque à l’ordre de APSAJ, mention THT au dos), 6 cours des alliés, 35000 RENNES.

7 septembre 2013 à la grange de Montabot : « Defensa del territorio »

lundi, août 26th, 2013

Luttes sociales et défense des terres
en Amérique centrale

Affiche DiscutMontabot2013sept07b

19h30 : DISCUSSION-PROJECTION
SUR LES LUTTES AU MEXIQUE

avec le film « Somos Viento » (Nous sommes le vent)

Repas à prix libre

Après plus de 500 ans de pillage de ses richesses, l’Amérique latine est une fois de plus le centre d’intérêts de nombreuses multinationales et notables locaux. Implantation de mines, de parcs éoliens, d’écotourisme, de barrages,… gouvernements et entreprises ne cessent de voler, expulser, séquestrer, assassiner,… afin de s’enrichir encore et encore.

Face à cette situation, de nombreuses communautés indigènes et paysannes ainsi que d’autres groupes et individus s’organisent, se mobilisent et se soutiennent.

Actuellement, certains collectifs de Oaxaca et du Chiapas mettent en place une caravane itinérante afin de faire connaître et participer aux résistances de ces communautés contre les multiples «megapoyectos» (mégas-projets), contribuer aux solidarités qui se construisent dans ce contexte de luttes à travers l’Amérique centrale.

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waterpump-1Les 6 et 7 septembre auront lieu à la grange de Montabot des ateliers pour l’autonomie matérielle et énergétique.

 

 La Grange de Montabot, un lieu pour la lutte
 La Bossardière - Route Percy/Montabot
Contacts : montabot[at]riseup.net / 06 28 94 72 13

11 août 2013 : Assemblée antinucléaire et antiTHT

jeudi, août 8th, 2013

à la Grange de Montabot (50), à partir de 10h.

(Repas du midi : auberge espagnole)

Point thématique principal :

La grange de Montabot, un lieu pour la lutte

Nous discuterons aussi des différents projets (rencontres, recueils sonores, plusieurs brochures, un nouveau film) et, probablement de bien d’autres choses .

Différents points d’info pourront avoir lieu sur les procès et l’anti-répression, sur Bure (Réunions publiques pour l’enfouissement, festival et prochaine assemblée qui s’y déroulera le 1er septembre 2013), le camp qui débute le 23 août en Catalogne, etc.

La Grange, lieu-dit la bossardière – Montabot (50)

Relaxe prononcée le 25 juillet 2013 à Rennes – Retour sur l’audience

jeudi, août 8th, 2013

Il s’agissait d’un procès annexe aux poursuites de 5 militant-e-s à Laval le 11 juillet 2013. Plusieurs d’entre elleux avaient refusé en garde à vue le prélèvement de leur ADN voire pour certain-e-s, de se prêter au “jeu” des photos et empreintes digitales.

Un seul est à ce jour poursuivi, était devons-nous dire depuis sa récente relaxe. Il était donc sorti dès sa garde à vue du 6 février 2013 avec une convocation pour le TGI de Rennes ce 25 juillet 2013, pour le refus tant du prélèvement génétique que de la prise de ses empreintes digitales.

A l’audience, le copain a pu commencer par expliciter son acte : son refus du fichage des militant-e-s antinucléaires d’une part, et son refus du fichage général de la population dans un État dont la policiarisation et ce fichage est une nécessité pour maintenir son pouvoir. Tout était dit et heureusement, car dès qu’il fut question d’expliciter plus globalement le refus de remplir le FNAEG de son ADN, le président du tribunal a coupé court.

Le parquet, visiblement embêté par les arguments juridiques que la défense avait eu la gentillesse de lui faire parvenir, a rapidement balayé le refus de la prise d’empreinte ou de photographie vu qu’AUCUNE des trois conditions pour se faire n’était réunie : l’impossibilité ou le refus du prévenu de justifier de son identité ? Il avait présenté une pièce d’identité à son arrivée pour audition ; l’autorisation du procureur de la République ou du juge d’instruction, à la prise d’empreintes digitales ou de photographies ? Il n’y en a pas eu ; La mention et la motivation de prise d’empreintes ou de photographies dans le procès-verbal de vérification d’identité ? Il n’y a même pas eu un tel PV sans parler de mention ou motivation !

Pour ce qui est du refus du prélèvement de son ADN par le copain, la représentante du parquet a bien évoqué que celui-ci devait quand même bien faire l’objet d’indices graves et concordants pour être ensuite poursuivi devant le TGI de Laval, mais elle fut bien en peine de signifier quels indices d’autant que le procureur de Laval avait indique de son côté, lors de l’audience du 11 juillet, ne pas avoir les éléments permettant de demander une condamnation pour aucun des 5 prévenu-e-s quant aux dégradations commises, soi-disant, le 28 avril 2012 à Saint-Cyr le Gravelais.

Bref, elle réclame à son corps défendant la relaxe pour la vérification d’identité et s’en remet au tribunal sans demander de peine pour le refus de prélèvement d’ADN.

La défense n’avait donc qu’à se réjouir tout en souhaitant ajouter un petit mot sur la pratique systématique du fichage militant particulièrement chez les antinucléaires (mais l’avocat se verra couper dès lors qu’il voudra intenter en audience le procès du nucléaire par la même occasion) avec un dossier semblant monté de toute pièce à cet effet comprenant 40 000 photographies dont pas une n’est à même de montrer que les dégradations n’étaient pas antérieures à la manifestation à laquelle participait les 5 prévenu-e-s de Laval le 28 avril 2012.

Au final, le copain aurait pu être relaxé de son refus de prélèvement de par une relaxe au titre principal, mais il aurait fallu attendre le 26 septembre 2013 pour l’espérer ; il aurait pu être relaxé car les gendarmes ont sournoisement prélevé son ADN à son insu mais ce ne fut pas le cas non plus. Il n’a clairement pas été relaxé de par le caractère digne d’un état policier que constitue le FNAEG, le président du tribunal a clairement rappelé que ce ne sont pas les motifs politiques qui ont justifié la relaxe.

Celle-ci a été prononcée faut d’éléments présentés au tribunal qui justifient des indices graves et concordant nécessaires pour que la force publique soit à même de demander le prélèvement de l’empreinte génétique.

Une grande satisfaction pour nous tou-te-s mais, comme l’a fait remarquer l’un d’entre nous : « le fichage reste une pratique généralisable à tous les gardés à vue sur la base d’une approche totalement arbitraire. Et les futurs “coupables” peuvent difficilement espérer être relaxé-e-s pour un refus de prélèvement ADN. »

Au moins peut-on se réjouir de voir les procureurs de Cherbourg, de Laval et de Rennes se casser le nez sur les anti-nucléaires de l’Ouest.

Par ailleurs et au passage, le spectacle de la justice ordinaire, soit une justice foncièrement de classe, est toujours aussi déprimant et révoltant.

LA THT EST MORTE – CAMP D’ACTION AU NORD EST DE LA CATALOGNE

jeudi, août 1st, 2013

CAMPEMENT DE RESISTANCE ACTIVE
POUR LA DEFENSE DU TERRITOIRE

CONTRE LA MAT (THT)
ET LE MONDE QUI LA REND NÉCESSAIRE

 

QU’EST-CE QUE LA MAT ?

La ligne Très haute tension (Muy Alta Tensión : MAT) est une autoroute électrique qui transporte un minimum de 400.000 volts. On la construit pour relier les États européens entre eux, mais aussi le continent européen avec le continent africain. Elle servira à commercialiser et distribuer l’excédent d’énergie produite par les centrales nucléaires et par les sources d’énergies, nous dit-on, alternatives. C’est également le réseau que le capitalisme a besoin pour alimenter d’autres projets ou infrastructures de mort et de destruction, comme le Train à grande vitesse (Tren de Alta Velocidad : TAV). Les responsables sont toujours les mêmes et les entreprises de construction, parmi lesquelles Vinci en Europe et Endesa en Amérique du Sud, sont directement impliquées dans d’autres projets de destruction du territoire.


UN CAMPEMENT POUR QUOI ?

Pour que le dernier tronçon décisif permettant de relier la France et la Catalogne ne soit pas construit. Pour que l’énergie des six centrales nucléaires françaises ne passe pas par ce territoire, ni par aucun autre. Afin d’engager la lutte contre la MAT comme le point de départ du questionnement sur la manière dont nous vivons, en grande partie imposée par la domination du Progrès. Afin de créer un espace de rencontre, d’information, d’agitation et d’action sur les lieux concernés par le projet.

POURQUOI ICI ET MAINTENANT ?

Il s’agit aujourd’hui d’un tournant décisif après plus de 10 années de lutte. En septembre, commenceront les expropriations des propriétaires qui n’ont pas voulu signer la vente de leur terrain qui est nécessaire à la construction des derniers pylônes de la MAT dans le Gironès.

C’est pour toutes ces raisons que nous vous invitons à participer activement au campement, pour partager, lutter et résister dans un lieu autogéré, sans leaders ni représentants. Nous voulons créer des moments d’échange et de lien entre les différentes luttes, parce que la MAT nous concerne toutes et tous et n’est pas une lutte isolée.

CONTRE LE PROGRÈS, SES INFRASTRUCTURES ET SES DÉFENSEURS :
RÉCUPÉRONS NOS VIES !

RENDEZ-VOUS LE 23 AOUT 2013
DANS LES TERRES DU GIRONÈS


Apportez tout ce dont vous avez besoin pour camper.

Pour plus d’informations et les mises à jour :
http://torresmasaltashancaido.espivblogs.net/ (en espagnol et catalan)

L’ État fait (encore) jouer sa justice face à l’opposition au nucléaire et à la THT !

mardi, juillet 23rd, 2013

Procès pour refus de prélèvements
des empreintes digitales et de l’ADN

(Le jeudi 25 juillet 2013, le TGI de Rennes a prononcé la relaxe pour les deux motifs de poursuite du militant anitnucléaire et antiTHT, lire un compte-rendu de l’audience)

Appel à rassemblement jeudi 25 juillet 2013, 15h
devant le TGI (Tribunal de grande instance) – Rennes

 

Certes, le procès du 11 juillet 2013 au TGI de Laval des 5 militant.e.s antinucléaires, accusé.e.s d’avoir « dégradé en réunion » un pylône en construction de la ligne Très Haute Tension Cotentin-Maine, a révélé l’inconséquence d’un dossier d’instruction pitoyable (le rendu du jugement sera prononcé le 26 septembre 2013). On peut même dire qu’il a touché l’ubuesque, lorsque l’avocat de RTE (Réseau Transport d’Electricité) s’excusait presque de demander des réparations ou quand le procureur lui-même avouait la médiocrité des preuves qu’il avait à notre encontre.

Mais le ridicule ne tue pas, surtout pas l’Etat, et son industrie nucléaire désastreuse, de l’extraction coloniale d’uranium au Niger à l’enfouissement des déchets à Bure, de la fabrication de bombes aux catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima. Ce dernier continue donc son harcèlement judiciaire en inculpant l’un des cinq du 11 juillet pour avoir refusé de donner durant sa garde-à-vue ses empreintes et son ADN. Non, le ridicule ne l’empêche pas de tout mettre en œuvre pour ficher, jusqu’aux caractéristiques les plus infimes de nos corps, l’ensemble des personnes qui s’opposent à son diktat. Et puis c’est tellement simple de condamner pour refus de prélèvements biologiques…

Le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), créé par Jospin en 1998 et aujourd’hui applicable à la plupart des délits de droit commun (à l’exception notable des délits financiers) participe de la même logique d’un État, totalisant et répressif.Aujourd’hui, plus d’un million de personnes sont déjà fichées, la conservation des données pour les personnes condamnées est de 40 ans et des peines de prison ferme sont prononcées pour des refus de prélèvement. Nous refusons d’être contrôlé.e.s, fiché.e.s, pucé.e.s, tracé.e.s, bipé.e.s et atomisé.e.s par l’Etat pour mieux asseoir son pouvoir et sa répression, qu’elle s’exerce ou non sur des militant.e.s !

Rassemblement jeudi 25 juillet 2013 à 15h
devant le TGI de Rennes (procès à 16h).
7 rue Pierre Abelard à Rennes

Par ailleurs, n’oublions pas que ce sont désormais 9 procès qui ont eu lieu pendant le premier semestre 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès du fonds de soutien aux inculpé-es des luttes anti-THT et anti-nucléaires. On peut déjà estimer les frais à quelques dizaines de milliers d’euros… !!

Fonds de soutien : Chèque à l’ordre de l’APSAJ – Association pour la solidarité et l’aide juridique. APSAJ, 6 cours des alliés, 35000 Rennes ; RIB : 42559 00055 41020014732 07 ; IBAN : FR76 4255 9000 5541 02001473 207/BIC : CCOPFRPPXXX

Les inculpé.e.s du 11 juillet 2013.

L’ETAT FAIT JOUER SA JUSTICE FACE À L’OPPOSITION AU NUCLÉAIRE ET À LA THT

lundi, juillet 8th, 2013

Du nouveau, notre report du procès du 21 mars se déroulera le jeudi 11 juillet à 14h au tribunal de grande instance de Laval, 13 place saint Tugal.

Appel à don et actualité procès (version .pdf)

Nous vous invitons dès 12h devant le tribunal pour un repas à prix libre

Le 26 août 2013, le tribunal a rendu son jugement : LA RELAXE pour les 5 prévenu-e-s quant à l’ensemble des chef de prévention, à savoir la dégradation et celui de préparation en réunion en vue de commettre des dégradations. Le 25 juillet 2013, un des cinq poursuivi à Rennes pour avoir refusé le prélèvement ADN au cours de son audition a aussi été relaxé. Une autre de cinq est convoquée pour la 14 avril 2014 au Mans pour ce même refus.

N’oublions pas que ce sont désormais au moins 9 procès qui ont eu lieu et auront lieu pendant le premier semestre 2013. Nous en profitons donc pour relancer un appel à don auprès du fond de soutien aux inculpé-es des luttes anti-THT et anti-nucléaire (voir en bas de page). On peut déjà estimer à quelques dizaines de milliers d’euros les frais à venir… !!!

Presque vingt-six ans jour pour jour après le désastre de Tchernobyl, une petite centaine de personnes est venue s’attaquer, le 25 avril 2012, à un tentacule du nucléaire dans la région, un pylône de la ligne à très haute tension Cotentin-Maine.

Neuf mois après, cinq personnes sont sommées de se présenter à la gendarmerie de leur domicile (Rennes, Plélan-le-Grand, Coutances, Paris, Le Mans). Mis-es en garde à vue pour vingt-quatre heures renouvelables, mais finalement relâché-es dans la journée, nous sommes poursuivi-es pour dégradations en réunion sur un bien d’utilité publique et refus de donner notre ADN. Pour défendre une industrie qu’il ne voudrait voir souffrir d’aucune critique, l’État fait jouer son arsenal judiciaro-policier. Nous nous retrouvons sur le banc des accusé-e-s ainsi que d’autres, concerné-es tant par l’opposition à la THT que par les blocages de trains de déchets nucléaires (Valognes et Caen). On aurait pourtant tendance à penser, deux ans après la catastrophe en cours de Fukushima, que c’est l’industrie nucléaire dans son ensemble qui est condamnable par son inconséquence – des dégâts incommensurables occasionnés par les mines d’uranium et par son enrichissement à ceux de la ligne THT, en passant par l’exploitation erratique des centrales, les tares du retraitement et la longue aventure du stockage des déchets…

L’action menée ce jour-là paraît bien dérisoire et anodine, mais hautement symbolique, à côté de tous les maux qu’a entraînés, qu’entraîne et qu’entraînera l’industrie nucléaire et ses lignes à très haute tension.

 

Procès passés et à venir :

18 et 19 mars à Caen : deux appels suite à l’action contre le train de déchets nucléaires à Valognes 11/2011

22 mars à Laval : procès d’un anti-THT.

21 mai : rendu du jugement pour un déboulonnage public le 18/03/2012, le militant doit payer 2000 euros de dommages et intérêts à RTE pour quelques boulons dévissés et 400 euros d’amende.

31 mai à Caen : un appel suite à l’action de Valognes et un procès suite au camp de Montabot.

5 juin : rendu du jugement pour les 7 inculpé-es du GANVA qui avaient bloqué un train de déchets radioactifs en novembre 2010, ils-elles doivent payer 29 000 euros de dommages et intérêts à la SNCF, 1750 euros pour payer l’avocat de la SNCF, ils-elles prennent 3 mois de prison avec sursis et 5 des 7 ont une mention sur le casier B2.

Fonds de soutien :

Chèque à l’ordre de l’APSAJ – Association pour la solidarité et l’aide juridique : APSAJ, 6, cours des alliés, 35000 Rennes

RIB : 42559 00055 41020014732 07

IBAN : FR76 4255 9000 5541 02001473 207/BIC : CCOPFRPPXXX

Assemblée antinucléaire et antiTHT

samedi, juin 22nd, 2013

AG juin2à la Grange de Montabot (50)

SAMEDI 22 JUIN – 15 h

Réflexion sur le chantier éolienne et préparation dudit chantier.

SAMEDI 22 JUIN – 17 h

Ce temps en amont de l’Assemblée sera particulièrement dédié aux retours et bilans du WE d’inaugration de la grange à la mi-mai et aussi de l’infotour antiTHT. Un temps sera aussi pris pour la préparation de l’AG du lendemain.

SAMEDI 22 JUIN – 20 h

Apéro pique-nique Buvette et barbecue (prévoir les grillades) chez Géraldine, au Chefresne.

SAMEDI 22 JUIN – 22 h

Soirée contée à la lueur des chandelles (ou des néons)

L’association Percy sous tension invite à une balade contée dans les hauts lieux de résistance de la Comté du Chefresne, des terres des Mares au petit Bois de la Bévinière.

Venez rencontrer la communauté du boulon autour des feux du solstice d’été et bruler l’arbre de Beltane massacré lors de l’invasion des forces obscures.

Rendez-vous à tous les amis lutins, druides, magiciens, nains, fées, elfes, chevaliers,… avec leurs lanternes à la caravane des Mares.

DIMANCHE 23 JUIN – 10 h

Assemblée antinucléaire et antiTHT
Repas du midi : auberge espagnole

* Parce que l’organisation collective horizontale n’est pas une sinécure, nous discuterons notre fonctionnement, les questions de pouvoirs, les processus décisionnels, la transmission de savoir, etc.

* Il sera aussi question des procès en cours et à venir, du lieu pour la lutte qu’est la grange (les chantiers, comment faire vivre le lieu), de la résistance en cours et à venir contre la poubelle nucléaire de Bure, des différentes envies et activités en cours…

Grange de Montabot, la Bossardière à Montabot,
route Percy-Montabot