Assemblée anti-THT au bois de la Bévinière

août 30th, 2012 by valognes

Samedi 1er & Dimanche 2 septembre,10 h

au Chefresne : Assemblée anti-THT

Un WE de rencontres et de discussion sur les suites de la lutte, avec la défense du bois de la bévinière contre les élagueurs de RTE, la préparation de la manifestation à Avranches le 29 septembre les idées qu’apporteront les un-e-s et les autes à la lutte.

Repas sous le signe de l’auberge espagnole, avec son pique-nique et/ou de la nourriture à partager.

Bois (occupé) de la Bévinière au Chefresne (50)

EDF, RTE, l’état, la gendarmerie utilisent la violence pour imposer leurs projets !

août 11th, 2012 by valognes

Société archaïque ?

 

Rassemblement de solidarité avec l’interpellé du 2 Juin à Larchamp, blessé puis arrêté lors d’un rassemblement de soutien à Mr et Mme Hameau qui résistent à RTE et la préfète.

 

Tribunal Correctionnel de Laval, 13 place Saint Tugal

23 août 2012, à partir de 13h

 

            Le délit pénal reproché est d’avoir résisté avec violence à une personne dépositaire de l’autorité publique, en l’occurrence un gendarme mobile (communément appelé « rebellion »).

            Le rassemblement de soutien à Mr et Mme Hameau, sur leur terrain privé avait pourtant bien débuté ce jour là. Une soixantaine de militants s’étaient réunis pacifiquement afin d’échanger et de communiquer aux médias leurs opinions sur le projet de ligne THT, le nucléaire, et dénoncer les méthodes  antidémocratiques, injustes et illégales que RTE utilise pour imposer son projet. Malgré un grand déploiement des forces de gendarmeries pour protéger l’emplacement d’un futur pylône THT, malgré le bruit de l’hélicoptère de la gendarmerie qui passait à quelques mètres au dessus, ils accédèrent sans difficulté à un petit champ près du petit étang de Mr et Mme Hameau, non loin de l’emplacement d’un futur pylône THT mais non impacté par le projet de ligne THT d’après RTE.

            La réunion se déroulait bon train, il faisait beau et les échanges étaient intéressants, quand tout à coup sous les ordres de leur hiérarchie, un peloton de gendarme mobile bien équipé et près à attaquer s’aligne en bout de champ face aux manifestants. Le top départ est donné, ils avancent en ligne et au bout de quelques mètres se retrouvent au corps à corps avec les manifestants qui n’eurent même pas le temps de se lever, ou même de réaliser ce qu’il se passait.

            Plusieurs personnes furent jetés, poussés et mis au sol par les forces de l’ordre (ou plutôt du désordre), le militant interpellé à l’occasion de cet incident fut blessé à la tête, il saignait beaucoup. Choqué, il resta allongé par terre. Les gendarmes durent tirer dessus et le trainer au sol sur plusieurs mètres.

            Rien ne lui est reproché sur place, ce n’est que 2 heures plus tard en garde à vue qu’il apprend qu’un gendarme lui reproche un acte de rébellion. Le gendarme en question n’a aucune séquelle, il n’a pas reçu de coup, il n’a pas été projeté et bloqué au sol, il n’a pas été blessé contrairement aux nombreux participants.

            Des actes de violences policière se sont déroulés illégitimement à l’encontre de nombreuses personnes présentent ce jour là, aussi bien envers les adultes que les enfants.

            L’interpellé, âgé de 28 ans est originaire de Gorron, ville voisine du lieu des faits. Animateur nature de métier, il justifie avoir été présent grâce à ses convictions, mais il nie tout acte violent à l’encontre des gendarmes. Il pense avoir été mis en garde à vue parce qu’il saignait et a pour le moment des difficultés à savoir ce qui lui est reproché hormis de participer à une lutte antinucléaire légitime contre les lignes THT. Une lutte que RTE, filiale du producteur d’énergie nucléaire EDF, ne peut accepter quitte à faire protéger ses pylônes par des gendarmes, quitte à agresser et blesser les contestataires.

La répression ne fera pas baisser la tension !

La solidarité financière est aussi de mise pour pouvoir faire face à la répression de la lutte anti-THT. Merci d’envoyer vos dons à l’Association pour la solidarité et l’aide juridique (chèque à l’ordre de APSAJ, mention THT au dos), 6 cours des alliés, 35000 RENNES.

Plus d’informations :

http://antitht.noblogs.org/agenda-anti-tht &

http://percysoustension.pagesperso-orange.fr/epr_et_tht/archives/larchamp_02.html

Lundi 6 août 2012, 13 h devant le TGI de Coutances : Rassemblement de solidarité avec l’interpellé du 24 juin à Montabot

août 3rd, 2012 by valognes

LE NUCLEAIRE ET LA THT EN PROCES ?

Participation à un attroupement armé, non dispersion, violences sont les faits pour lesquels est poursuivi un militant antinucléaire ayant participé au WE de résistance qui s’est déroulé à Montabot du 22 au 24 juin 2012.
Pourtant, ce militant ne faisait pas parti du groupe armé jusqu’aux dents qui n’a pas lésiné à lancer grenades offensives et gaz lacrymogènes, à donner des coups de matraque sur des militants cheminant vers des pylônes THT situé sur la ligne Cotentin Maine en construction. Il n’a pas non plus commis les violences qui ont causé des blessures importantes à une vingtaine de personnes, dont six ont du être hospitalisées.
Ce qu’on lui reproche: une entorse au doigt d’un gendarme et des contusions à la main d’un autre, alors qu’il ne correspond pas à la description de la personne mise en cause par ces gendarmes.

En revanche, il fait clairement parti d’un processus étatique symptomatique d’une société nucléaire, laquelle ne peut pas être dissociée d’une société policière voire militaire.

Ce qui est reproché au militant est bien de participer à une lutte antinucléaire légitime contre les ligne THT. Une lutte que RTE, filiale du producteur d’énergie nucléaire EDF, ne peut accepter quitte à enfreindre la loi sous prétexte d’une signature ministérielle au bas d’un arrêté.

La répression ne fera pas baisser la tension !

La solidarité financière est aussi de mise pour pouvoir faire face à la répression de la lutte anti-THT.

Merci d’envoyer vos dons à l’Association pour la solidarité et l’aide juridique (chèque à l’ordre de APSAJ, mention THT au dos), 6 cours des alliés, 35000 RENNES.

Les taureaux plus forts que les travaux !

juillet 31st, 2012 by valognes

Nouvelle journée de résistance au Chefresne

Pelleteuse et camions bennes se sont présentés ce lundi 30 juillet au matin dans l’espoir de commencer les chemins d’accès vers les emplacements prévus de trois pylônes, numérotés 224, 225 et 227.

Stoppés par des taureaux présents dans les parcelles à terrasser, les engins de chantiers ont du rebrousser chemin.

RTE a alors mandaté un huissier accompagné de son escorte en bleu de rejoindre les domiciles des propriétaires présumés des bovins nerveux. Ceux-ci étaient malheureusement absents mais avaient laissé un mot sur la mort que leur apportait le rouleau compresseur RTE.

Du coup, un gendarme soudainement inquiet quant à la survie d’un des agriculteurs a appelé les pompiers. La présence du propriétaire du taureau auprès de sa bête a fini par rassurer la maréchaussée qui a promis de transmettre la parole du présumé suicidé, bien déterminé à ne pas lâcher le morceau.

Cette résistance au travaux intervient alors que la section du contention en charge du jugement des recours contre la DUP au conseil d’Etat s’est déclarée insuffisamment compétente pour statuer sur la légalité de celle-ci dont se prévaut RTE pour monter ses pylônes à marche forcé. En même temps, cela repousse la décision du Conseil d’Etat à décembre, date à laquelle RTE compte bien avoir terminer la totalité de la ligne.

Une reprise des travaux sous grands renforts étaient prévus dans la journée, avec quelques pontes de la filiale d’EDF et sa garde mobile rapprochée (composé de 4 bus et de son contenu) mais à 18h, rien ne va plus, même pas la garde mobile qui a disparu.

Les engins de terrassement de l’entreprise sous-traitante de RTE, en l’occurence JP Brionne de Saint Clément-Rancoudrey, et les camions ont pris logement à la carrière de Tessy, qui fournit la caillasse à bousiller les champs.

Partie remise pour ce mardi 31 juillet ou une mobilisation plus forte sera surement nécessaire pour s’assurer que nos deux valeureux fermiers (ou leurs taureaux) puisse continuer à tenir tête à la machinerie infernale.

Rdv est pris au Chefresne
Du côté du pylône 226, à la Crépinière ou
au bois de la bévinière,
Le plus tôt est le mieux mais plus tard, c’est bien aussi.

La répression ne fera pas baisser la tension (THT) !

juillet 20th, 2012 by valognes

English                             Italiano                             Version pour impression

Depuis plusieurs mois, la répression contre les personnes impliquées dans la lutte contre la ligne Très Haute Tension (THT) Contentin-Maine a très fortement augmenté. Ces lignes THT, imposées aux populations locales, sont dangereuses sur le plan sanitaire et ne servent que les intérêts privés liés à l’industrie nucléaire. Cette lutte a pris son essor dès le début du projet, et a connu une nouvelle accélération après le blocage du train de déchets nucléaires Castor et le début des travaux, en novembre 2011.

Elle s’est ensuite notamment développée autour du Chefresne (50), village concerné par la ligne THT et opposé au projet, tant du côté de la mairie que de la population, contre la ligne THT et pour l’arrêt immédiat du nucléaire. L’assemblée générale du Chefresne constituée, de nombreuses actions publiques ont été organisées (déboulonnages de pylônes, occupation de chantiers etc), afin d’enrayer les chantiers de construction menés par RTE (Réseau de Transport de l’Electricité, filiale d’EDF). L’Etat nucléocrate, marchant main dans la main avec RTE, a décidé d’utiliser une fois de plus la répression pour enrayer cette lutte, arrêtant des militant-e-s, en convoquant d’autres, et en passant certain-e-s en procès.

Tout dernièrement, un week-end anti-THT a été organisé à côté du Chefresne, du 22 au 24 juin, afin d’organiser des débats et des réflexions notamment sur la lutte anti-nucléaire, clôturé par une action publique contre les lignes THT. Mais 600 gendarmes ont attendu les 500 participant-e-s, dont les ordres étaient bien plus de blesser (25 blessé-e-s) que de s’interposer (un interpelé qui passe en procès).

L‘Etat et RTE préfèrent ainsi réprimer et tenter de museler une contestation légitime. Les forces aux ordres de RTE en sont à chercher le moindre prétexte. Ainsi, le 2 juin 2012 à Saint Pierre des Landes (53), après avoir blessé un militant, ils en profitent pour le poursuivre au motif de rébellion ; au même endroit, il est reproché à un militant d’avoir garé son véhicule trop près d’une gendarme… Une infraction tellement évidente qu’il fut interpellé 6 jours après les faits, une fois RTE, la préfète et les gendarmes poursuivis pour leurs exactions… Enfin, ayant préféré blesser qu’interpeller le 24 juin, les autorités tentent de charger au maximum la seule personne à leur disposition, allant jusqu’à lui reprocher l’entorse au doigt et les contusions à la main des deux gendarmes « blessés », bien qu’il ne corresponde pas à la description de la personne mise en cause par eux. Plusieurs procès sont à venir (un est déjà passé).

A chaque fois, nous appelons à un rassemblement de soutien devant le tribunal.

 

AGENDA ANTI-REPRESSION :

6 août 2012 : 14h, tribunal de Coutances
procès de l’interpellé du 24 juin à Montabot.

21 août : Tribunal de Coutances,verdict du procès du 19 juin.

23 août : 14h, tribunal de Laval
Procès du militant blessé puis interpellé le 2 juin à Saint Pierre des Landes.

23 novembre : 9h, tribunal de Laval
procès du militant arrêté le 10 juillet pour des faits remontant au 4 juillet.

9 octobre : Procès à Cherbourg de 3 personnes
suite aux actions menées près de Valognes le 23 novembre 2011.

 

Pour aider et/ou participer :

 Venir aux rassemblements et actions…
 Faire un don par chèque (avec mention THT au dos) à Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique :
APSAJ, 6 cours des alliés, 35000 Rennes.
 Contact anti-répression de la lutte anti-THT :
07.53.36.62.48 ou antirep-tht arobase riseup point net.

Plus d’infos sur : www.stop-tht.org ou antitht.noblogs.org

 

AGENDA ANTI-THT :

1 et 2 Sept. 2012: Assemblée Générale au Chefresne, au bois (occupé) de la Bévinière.

29 Septembre : Rassemblement anti-THT et anti-nucléaire à Avranches

Retour sur le week-end de résistance à la ligne THT, par quelques un-es du groupe « médical »

juillet 19th, 2012 by valognes
English

Du 22 au 24 juin dernier a eu lieu un week-end de résistance à la construction de la ligne THT (Très Haute Tension) Cotentin-Maine. Ce week-end s’inscrit dans la continuité de réflexions, d’informations et d’actions collectives menées depuis plusieurs mois. Les deux premiers jours étaient consacrés à des échanges entre locaux et militants-es antinucléaires venus-es d’un peu partout. Le dimanche étant une journée d’action dont la finalité était double, à savoir rendre visible cette résistance, et saboter l’avancée des travaux sur la ligne THT.

 

Retournons plus précisément sur cette journée :

Deux cortèges sont partis du camp, l’un marchant vers la mairie du Chefresne, l’autre vers les pylônes. Ces deux cortèges étaient totalement solidaires, en lien permanent, et poursuivant la même volonté politique.

Au sein de ces deux cortèges nous étions une vingtaine de personnes, toutes antinucléaires, à s’être constitué comme un groupe « médical » autogéré en capacité d’assumer les premiers secours. Nous tenons à bien préciser que nous n’étions pas là en tant que prestataires de services, mais bien en tant que personnes participant activement à la construction de la lutte collective contre le nucléaire et son monde.

Au sein même de cette équipe médic, nous nous inscrivons dans une perspective politique d’échanges et de transmissions de savoirs et pratiques, rejetant les notions d’experts et de spécification des tâches.

 

Nous écrivons ce texte afin de faire un constat précis des événements et de dénoncer les violences « policières » assumées et préméditées par la préfecture de la Manche qui ont eu lieu ce dimanche 24 juin. Parce que cette journée n’est ni à oublier ni à banaliser, et qu’elle marque une nouvelle fois l’impunité et la monstruosité militaire, il nous semble important que ces constats et ces dénonciations soient diffusés largement aussi bien au cercle antinucléaire, aux professionnels en contact avec les victimes, qu’à n’importe qui ayant à faire aux forces de l’ordre. Cela, à la fois en solidarité avec nos amis-es et à visée d’auto-médiation.

 

Les moyens utilisés par la gendarmerie, outre les effectifs évidemment conséquents, étaient tous employés en vue de nuire et de blesser avec une détermination forte, pensée et assumée.

Pour le cortège se dirigeant vers les pylônes THT était déployé un arsenal comprenant des grenades explosives dites assourdissantes ou de désencerclement, des grenades lacrymogènes et des matraques. Les tirs, au lance grenades ou à la main, étaient sciemment dirigés vers les personnes, arrivant au niveau du visage le plus souvent. Rappelons que les grenades sont mortelles lorsqu’elles sont lancées à tir tendu (pratique interdite par la loi), ce qui était le cas et qui devient une norme.

L‘attaque a débuté de façon immédiatement brutale (à environ 200m du camp) avec des blessés-es graves dès la première charge, et n’a pas diminué d’intensité même lors de notre repli vers le camp. Et même lorsque des cordons de sécurité étaient constitués par nous-même autour de nos blessés-es et qu’ils signalaient verbalement aux bleus la situation, les charges et les tirs ont continué exactement avec la même violence.

L‘autre cortège a essuyé des tirs de grenades lacrymogènes, sans sommation, au bout d’à peine quelques centaines de mètres de marche, ce qui a entraîné son repli immédiat.

 

En ce qui concerne les blessés-es :

-une personne a été blessée à l’œil de manière très grave, elle a été transférée d’un hôpital périphérique au CHU de Caen le jour même, sa vision est largement amputée par une hémorragie du vitré et le pronostic est réservé quant à la récupération de son acuité visuelle.

-une personne a subi un traumatisme crânien grave avec atteinte de l’œil suite à un tir tendu de grenade, il a été opéré le soir même. Il souffre d’une triple fracture du massif facial et la rétine de son œil a été touchée par la violence du choc. Sa vision est également extrêmement altérée de manière irréversible à 1/20ème.

Ces deux personnes ont nécessité une évacuation en urgence. Or la préfecture a volontairement saboté l’arrivée des véhicules médicalisés sur le camp. Les consignes étaient données de bloquer le premier véhicule médicalisé à quelques dizaines de mètres du camp. Une journaliste présente sur les lieux a constaté ce blocage par un cordon de gendarmes, ce qui a certainement permis son lever. Le deuxième a carrément été détourné par la gendarmerie, soit disant pour un de leur blessé.

Ces deux victimes ont donc attendu plus d’une heure trente. Peut-on parler d’autre chose que de cynisme et de sadisme ?

-une autre personne a eu une plaie importante au niveau du front (coup de matraque), ayant nécessité des points de suture.

Les blessés-es restant (environ 20) sont consécutifs aux multiples explosions de grenades assourdissantes et de désencerclement. En explosant des impacts métalliques se logent dans les chairs en profondeur, jusqu’à plusieurs centimètres sous la peau, sectionnant potentiellement nerfs et artères.

Ainsi, 15 éclats ont été constatés (jambe os, genou, vagin, sein, bras) chez une blessée. L’un de ses éclats a carrément sectionné un nerf de l’avant bras. Elle a été transférée vers un autre hôpital et a ensuite dû être opérée de son avant-bras (ce qui signifie qu’on ne lui a pas retiré tous les éclats de son corps). Elle garde des séquelles motrices et sensitives des doigts.

Les autres gardent leurs éclats dans leur corps, ce qui n’est pas sans poser problème, à court comme à long terme.

 

A noter, le médecin régulateur du SAMU, avec qui nous étions en lien, était harcelé par le chef de cabinet de la préfecture afin de fournir les identités des blessés-es et leur hôpital de destination. Si lui et d’autres soignants-es s’en sont tenu au secret médical, des employés-es de la polyclinique d’Avranches ont sciemment communiqué avec la gendarmerie préférant être indic plutôt que soignant… Chapeau les collabos !

Des policiers étaient également en faction devant certains hôpitaux du coin. Il a aussi été signalé de véritables barrages policiers (en ligne sur la route avec tenue de combat) arrêtant tous les véhicules et contrôlant les identités. Et ils ont même été jusqu’à surveiller l’entrée du CHU de Caen où deux fourgonnettes et « une ligne » de gardes mobiles attendaient sur la voie d’accès. La répression prime clairement sur l’assistance.

 

Enfin, malgré la solidarité entre nous tous, le sentiment d’effroi laisse, pour certains-es d’entre nous, des marques dans nos psychés qui mettront du temps à cicatriser… Marques façonnant, mais n’effaçant rien de notre désir de révolte.

Notre propos n’est pas « de pleurer sur notre sort » car nous savions dans quoi nous nous impliquions. Nous ne sommes pas dupes, la France est un État policier qui montre son vrai visage quand on s’attaque à ses piliers fondateurs, notamment l’industrie nucléaire. Certes cela n’est pas nouveau, mais mérite d’être rappelé sans cesse. L’état ne supporte pas sa contestation, et avoir du sang sur les mains ne lui fait pas peur. Et ce texte a pour but d’informer, encore et toujours, que la violence étatique n’est pas que symbolique, mais s’incarne aussi dans le corps de nos compagnes et compagnons touchées-s.

Quelques un-e-s du groupe « médical »
mediccaen arobase riseup point net

 

Infos sur la lutte anti-THT :

https://stop-tht.org, https://antitht.noblogs.org et www.percysoustension.fr

Repression will not lower the voltage!

juillet 18th, 2012 by valognes

For several months, repression against those involved in the fight against High Voltage power lines (THT) in Cotentin-Maine has increased dramatically. These high voltage power lines, imposed on local people, are dangerous for the health and only serve the private interests linked to the nuclear industry. This struggle took off early in the project, and saw further acceleration after blocking the CASTOR nuclear waste train, when work started for the lines in November 2011.

It then developed, particularly in Le Chefresne, village of the county of la Manche affected by the THT line and opposed to the project, both on the part of the town hall and the local population against the THT line and for the immediate stopping of nuclear power. Once the general assembly of le Chefresne set up, many public actions were organised (removing nuts and bolts from pylons, occupying sites, etc.), to halt construction sites of the project conducted by RTE (Réseau de Transport de l’Electricité, a subsidiary of EDF ). The nuclearised French State, walking hand in hand with RTE, has decided once again to use repression to halt the struggle, arresting activists, convoking others, and by putting people on trial.

Most recently, a weekend against the THT lines was organised near Chefresne, from 22nd to 24th June to organise debates and to think especially about the anti-nuclear movement, ending with a public action against THT lines. But 600 policemen awaited the 500 participants, whose orders were to injure people (25 injured) more than to intervene (one person was arrested and will be in court in August).

The state and RTE prefer and try to suppress and stifle a legitimate dispute. (Police) Forces under the command of RTE are looking for the slightest pretext. Thus, 2nd June 2012 in Saint Pierre des Landes (53), after wounding an activist, they took the opportunity to sue him on the grounds of violently resisting arrest. In the same place, someone is accused of having driven his vehicle too close to a policewoman while parking it… An offence so obvious that he was arrested six days after the event, once RTE, the prefet and the police were also sued… Finally, preferring to harm rather than arrest people on 24 June, the authorities are trying to blame the only person available to them with the spraining of a finger and bruises to the hands of two “injured” policemen, although he does not match the description of the person drawn up by them. Several court cases are pending (one has already taken place).

Each time we call for a support rally in front of the court.

AGENDA AGAINST REPRESSION

6th August 2012: 2pm, Court of Coutances
Trial of the activistd arrested in Montabot, 24th June.

21st August: Court of Coutances, the verdict of the trial held on 19th June

23rd August : 2pm, Court of Laval
Trial of militant wounded and then arrested on 2nd June, in Saint Pierre des Landes.

23rd November : 9am Cnd ourt of Laval
Trial of activist arrested 10th July after an action dating back to 4th July

9th October : Trial of three people in Cherbourg
following actions near Valognes on 23rd November 2011.

To help and / or participate:

 Come to the rallies and actions …

 Donate by cheque (write THT on the back of the cheque)
to the Association for Solidarity and the Legal Aid:
Association Pour la Solidarité et l’Aide Juridique
APSAJ, 6 cours des Alliés, 35000 Rennes, France.

Contact anti-repression of the anti-THT: +33 (0)7.53.36.62.48 or antirep-tht at riseup dot net

More information on stop-tht.org and antitht.noblogs.org

 

AGENDA ANTI-THT

 

1st and 2nd Sept. 2012: General Meeting at Le Chefresne, in the (occupied) wood of la Bévinière.

29th Sept. : anti-nuclear and anti-THT rally in Avranches

The weekend of resistance as seen by a few people from the Medical Team

juillet 18th, 2012 by valognes

From 22 to 24 June there was a weekend of resistance to the construction of High Voltage Power lines (THT in French) in Cotentin-Maine. This weekend was a continuation of thoughts, information and collective actions that have been ongoing for several months. The first two days were devoted to exchanges between locals and antinuclear activists who came from all over France, and beyond in a few cases! Sunday was a day of action whose purpose was twofold: to make this resistance visible and to sabotage the progress of work on the THT lines.

Looking Back specifically on this day:

Two processions left the camp, one walking towards the town hall of Chefresne, the other towards the pylons. Both processions were totally supportive, in permanent contact and following the same broad political line

Within these two processions we were about twenty people, all anti nuclear, formed as a group “medical team” self-organised all with the ability to perform first aid. We wish to clarify that we were not there as a service, but as individuals actively participating in the construction of this collective struggle against nuclear power and its world.

Even within the medical team , we belong to a political perspective of exchange and transmission of knowledge and practices, rejecting notions of experts and job specification.

We are writing this text in order to make a precise statement of events and to denounce the premeditated and assumed “police” violence by the prefecture of la Manche (county in France) that took place this Sunday, 24 June. Because this day is neither to forget nor to trivialise, and was marked again by impunity and military monstrosity, it seems important that these findings and those accusations are widely distributed both in anti-nuclear circle, to professionals working with victims, as to anyone who has to face French law enforcement. This, both in solidarity with our friends-and our self-referred mediation.

The means used by the French police, in addition to substantial numbers of course, were all employed in order to harm and hurt with a strong determination, that was thought about and assumed.

For the procession headed for the THT pylons a heavy arsenal was deployed including stun grenades, and other types of unidentified grenades, tear gas and truncheons. The firings by grenade launcher or hand, were deliberately aimed at people (in the face most often). Recall that the grenades are deadly when fired on a flat trajectory (which is prohibited by law), which was the case and that became standard.

The attack immediately began very brutally (about 200m from the camp) with serious injuries, from the first charge, and did not stop even when we retreated to the camp. And even when security cordons were set up by ourselves around our wounded and then we verbally reported the situation to the cops , charges and firing continued with exactly the same violence.

Another procession was tear gassed without warning after only a few hundred meters walk, which led to their immediate retreat.

Regarding the wounded

-One person was very seriously injured in the eye, they were transferred to a peripheral hospital at Caen University Hospital the same day, their vision is largely impaired and it is unknown if they will recover the same level of vision as before.

-Another person suffered a serious head injury which affected their eye due to the trajectory of a grenade fired, he was operated on that evening. He suffered a triple fracture of the skull and the retina of his eye was affected by the violence of the shock. His vision is extremely impaired irreversibly to 1/20th.

Both people needed an emergency evacuation. But the prefecture deliberately sabotaged the arrival of ambulances to the camp. Instructions were given to block the first ambulance a few dozen meters from the camp. A journalist present at the scene saw this (blockade of an ambulance by a police cordon) which certainly helped the ambulance to pass. The second ambulance was totally diverted by the police, allegedly for their wounded.

Both victims had to wait for more than an hour and and a half. Can we talk about something else other than cynicism and sadism?

-Someone else has had a large wound in the forehead (truncheon), which required stitches.

The rest of the wounded -(about 20) were consequences of multiple explosions of stun grenades. Exploding metallic impacts were lodged deep in the flesh, up to several centimetres beneath the skin, potentially severing nerves and arteries.

Thus, 15 fragments of shrapnel were observed (leg bones, knee, vagina, breast, arm) in one person. One of the fragments bluntly severed a nerve in her forearm. She was transferred to another hospital and then had an operation on her forearm (which means not all shrapnel was removed from the rest of her body). She will have problems moving her forearm/wrist and she lost the felling of touch/sensitivity in her fingers.

Others kept the shrapnel in their bodies, which is not without its problems, both in the short and long term.

Note, the doctor of the “SAMU” (French Ambulance service) with whom we were in contact, was harassed by the chief of staff of the prefecture to provide the identities of the wounded and their destination hospital. If he and other nurses respected medical confidentiality, other employees of the Polyclinic of Avranches knowingly communicated with the police preferring to be snitches instead of caring for patients … hats off to the collaborators!

Police were also on guard outside some hospitals in the area. It was also reported that real police roadblocks (directly on the road with combat gear) were stopping all vehicles and checking identities. And they even monitored the entrance to the University Hospital of Caen, where two vans and a “line” of riot police waited on the driveway. Repression clearly outweighed assistance.

Finally, despite the solidarity between all of us, the feeling of terror leaves, some of us, registered in our minds that will take time to heal … although clearly marked, this will take nothing away from our desire to revolt .

Our purpose is not “crying over our fate” because we knew what we were involved in. We are not fooled, France is a police state that shows its true colours when one attacks its founding pillars, including the nuclear industry. Certainly this is not new but worth constantly repeating. The state does not support this challenge, and even when they have blood on their hands this doesn’t scare then. And this text aims to inform again, and always that state violence is not only symbolic, but is also embedded in the bodies of our affected companions.

A few people from the “medical team”
mediccaen at riseup dot net

Information on anti-THT:

stop-tht.org and antitht.noblogs.org and www.percysoustension.fr