Archive for the ‘Textes en français’ Category

Les travaux commencent au Chefresne, la lutte s’intensifie, plus que jamais.

jeudi, juin 7th, 2012

La lutte contre la T.H.T sur la ligne Cotentin-Maine prend de l’ampleur 15 jours avant le week-end de résistance du 22 au 24 juin au Chefresne.

Venez!

Alors que le week-end de résistance s’organise, RTE veut marquer son territoire mais ici nous sommes prêts et vous appellons à venir avec nous bloquer les chantiers

Récit de la journée :

Ce mercredi 6 juin les chantiers des chemins d’accès ont commencé au Chefresne (50).

Le premier chantier se situe au niveau du lieu dit le pont, là ou une maison a été racheté par RTE, angle D28 (axe Margueray/Tessy) et D455.

– 7h15 ce matin, les 3 premiers camions de caillous sont arrivés de la route de Tessy, pas de gendarmes avant 8h55.
Pas de blocage des routes par les gendarmes avant 9h.
– 8h du mat’ : la pelle mécanique avait recommencé son sale travail entamé hier aprèm vers 17h.

Depuis 9h, le chantier du chemin d’accès du pylône 229 (le plus au sud sur le commune du Chefresne) est bloqué par 30 personnes.
L’hélico et gendarmes du PSIG sont arrivés à 9h au moment ou les opposants au projet de ligne THT sont arrivés en nombre.

L’huissier a demandé le recours a la force publique en cas de dégradations sur le chantier RTE. Il s’est fait copieusement hué.

Le maire du Chefresne, après avoir lu son arrêté, toujours en vigueur, s’est vu reçevoir une amende pour entrave à la liberté de circulation.

– 11h15, 40 résistants bloquent toujours le chantier. Des locaux et tracteurs harcèlent L.Prentoux, le représentant de RTE.

– 11h40 : arrestation du maire du Chefresne. Il est placé en G.A.V. à st Lo.
– 11h50 : arrestation de 2 autres opposants. Ils sont en G.A.V. à la gendramerie de St Lo.
– 12h15 : Une dizaine de personnes sont emmenés dans les gendarmeries des environs pour contrôle d’identité
– 12h30 : Les opposants sont délogés du chantier

– 13h : A.G. de lutte en cours.

– 23h : toutes les personnes placées en Garde à Vue à Saint Lo et Coutances sont libérées et vont bien.
La résistance n’est pas vaine. Les petits ruisseaux font les grandes rivières
Besoin de monde en renfort dès que possible au Chefresne. C’est sur ! (Dès demain, dès cette nuit, venez nombreu.ses.) RTE et ses sbires continuent leur sale boulot, soyons nombreu.ses pour venir saper leur ouvrage.
On lâche rien, organisez des actions sur toute la futur ligne THT en soutien.
tenez-vous au courant mais dès demain ça continue!

Rando vélo contre la THT du 17 au 21 juin

mardi, juin 5th, 2012

Venez nous rejoindre nombreu.x.ses pour une étape ou plus le long du fuseau de la ligne THT Cotentin Maine, afin de marquer notre opposition à ce projet.

Durant cette semaine nous pédalerons de village en village afin de relier les diverses forces s’opposant quotidiennement au centralisme énergétique imposé par RTE, AREVA et l’Etat français. Les diverses étapes permettront de s’arrêter pour discuter du week end de résistance (22-24 juin au Chefresne, Manche), et de nous rencontrer pour faire état du retard dans la construction de la ligne et de la lutte contre la THT.

Infokiosques et moments conviviaux seront, au rendez-vous pour se rencontrer, discuter, échanger à chaque étape.

Les étapes prévues seront relativement courtes et avec de nombreuses pauses nous permettant de discuter avec le plus de personnes concernées possibles afin que chacun.e puisse nous rejoindre et ainsi manifester son opposition aux aménageurs de nos vies.

Celles et ceux qui ne se sentent pas très à l’aise sur un vélo seront les bienvenu.e.s aussi pour partager les pic nic du midi avec nous ainsi que les soirées discussion ou projection.

Nous ne résignerons pas à voir la THT se construire, nous ne ferons pas de compromis : nous ne voulons de la THT ni ici, ni ailleurs.

Tou.te.s à vélo ! ¡THT no pasara!

Programme de la rando vélo
(version papier, format pdf)

Dimanche 17 juin étape de Beaulieu-sur-Oudon à Bourgon, environ 20km

  • 10h Petit dej’ et accueil Place de l’église à Beaulieu-sur-Oudon.
  • 11H Départ de la rando vélo.
  • 13H Pique-nique à Bréal-sous-Vitré, rendez-vous au petit préau à côté de l’église.
  • 20h30 Discussion présentation de la lutte anti-THT au Bignon, à Bourgon

Lundi 18 juin étape de Bourgon à Larchamp, environ 30km

  • 10h départ de la mairie de Bourgon
  • 13H Pique-nique à Saint-Pierre-des-Landes, place de l’église
  • 16h Gouter-Arrivée à Larchamp à préciser
  • 20h30 Projection du film « Plogoff, des pierres contre des fusils » et discussion sur les luttes anti THT et anti-nucléaire. A la Haute Jardière, Montaudin (53).

Mardi 19 juin, Saint-Berthevin-la-Tannière à Chèvreville, environ 30km

  • 10h départ place de l’Eglise à Saint-Berthevin-la-Tannière
  • 13h Pique-nique à Buais, place de l’église
  • 20h30 Projection de « La MAT ¿A donde nos lleva el progreso?  » et discussion sur la lutte anti THT à Chèvreville

Mercredi 20 juin, étape de Chèvreville à Saint-Laurent-de-Cuves, environ 20km.

  • 10h Départ place de l’église à Chèvreville
  • 13h Pique-nique à Juvigny-le-Tertre, place de l’église
  • Soirée à préciser à Saint-Laurent-de-Cuves

Jeudi 21 juin étape de Coulouvray-Boisbenâtre au Chefresne, environ 20 km

  • 10h Départ de Coulouvray-Boisbenâtre, place de l’église
  • 13h Pique-nique à Saint-Maur-des-Bois, rdv près de l’église
  • Arrivée au Chefresne pour une fête de la musique anti-THT et le début du WE de résistance !

Pour effectuer une rando des plus sympathique, matériel important :

  • Un vélo en bon état de fonctionnement
  • Vêtements de pluie au cas où
  • Eau, biscuits secs

Si vous comptez faire plusieurs étapes de la rando :

  • Une tente et du matériel de couchage (duvets, matelas…)
  • Lampes, lampes frontales

Les pic nic du midi seront autogérés, tout le monde ramène un petit quelque chose à grignoter.

Pour toute information supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter à pylones@riseup.net

Contact téléphone de la rando vélo : 06 48 00 73 87

 

Tentative de passage en force à Saint-Pierre-des-Landes (53)

dimanche, juin 3rd, 2012

1ère journée : Vendredi 1er juin

Tentative de passage en force en Mayenne le 1er juin à Saint-Pierre-des-Landes

Suite à une erreur de communication, la préfète de la Mayenne a cru bon d’intimider les personnes concernées par la conférence de presse prévue le samedi 2 juin, à 10 h à Ernée.
D’abord jeudi soir, vers 19 h, surprise : les propriétaires du lieu où doit se poursuivre la conférence de presse se sont vu menacer des fameux 2 000 € de contrainte par pas moins que la préfète de la Mayenne, d’un sous-préfet et d’une armada de « bleus ». (Combien coûte le déplacement d’un préfet, d’un sous-préfet et son accompagnement de poulets ?).
Intimidation pure et simple pour éviter la conférence de presse du 2 juin prévue à Ernée.

Vendredi matin à Saint-Pierre-des-Landes : débarquement des engins de chantier.

La préfète a donc activé les travaux qui, contrairement à ce qu’elle prétend, n’étaient pas prévus. En effet, le responsable de l’entreprise a été appelé après 21 h pour modifier son planning (c’est lui-même qui nous l’a signifié).
Mais, le réseau, malgré l’heure tardive, a fonctionné et nous avons réussi, malgré les menaces de l’huissier d’amendes de 2 000 €, à s’opposer au déchargement de l’engin (menaces qui n’étaient pas fondées puisque rien sur le terrain ne précisait la nature des travaux).
Il est bon de signaler que RTE clamait qu’ils voulaient uniquement baliser le terrain, ce qui prouve leur mauvaise foi, puisque, pour enfoncer quelques pieux, un camion de 40 tonnes avec sa pelle hydraulique, un véhicule de ravitaillement en gasoil et un poids lourd de 26 tonnes étaient sur les lieux ; ça ne fait pas beaucoup pour un balisage ? Combien coûtent ces aberrations ? Si on compte en plus sur le site, les forces policières (5 à 6 véhicules), la voiture du commandant de gendarmerie et les « DCRI » (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) à qui on a fait dégager le véhicule, stationnant sur un terrain privé.
Bref, voilà pour l’ambiance un peu chaude, d’autant qu’un gendarme se permit de préciser qu’il n’était pas patient. Nous avons interpellé son commandant pour lui préciser que certains de ses hommes devraient avoir les qualités adaptées à leurs fonctions.

Conclusion : rendez-vous du samedi maintenu. Il est intéressant pour le commun des mortels de voir que sur le terrain ça ne se passe pas aussi bien que RTE voudrait nous le faire croire, que les personnes concernées en ont ras le bol des mensonges et des promesses de ces messieurs et qu’ils ont le droit de s’exprimer même si tout est fait pour les faire taire. Tous les riverains souhaitant s’exprimer sur le sujet pourront le faire à cette occasion.

Résultat final : au lieu d’une conférence de presse ce sera deux pour le prix d’une (voir France 3 régional du 1er juin).

_________________________________

2nde journée : Samedi 2 juin, à Saint-Pierre-des-Landes

Nous croyions avoir tout vu : HÉ NON !

Après l’intervention, la veille, des forces de l’ordre, puis la promesse du commandant de gendarmerie qu’il n’y aurait pas de travaux avant la réunion prévue avec les propriétaires concernés le jeudi 7 juin, réunion ayant pour but de discuter et de trouver la solution exceptionnelle*, promesse permettant de faire baisser la pression, la conférence de presse s’oriente avant tout vers une réunion de soutien.
Pour calmer les esprits, la cabane en cours de construction à l’endroit prévu pour un pylône, est déplacée.

Mais la réunion de soutien et d’information prévue commence très mal.
La route accédant au lieu d’information se trouve interdite à la circulation ! De quel droit ? Mais voilà notre commandant de gendarmerie « sauveur » de la veille, plein de promesses, qui débloque la situation (excès de zèle, ordre, contre-ordre) ?
300 m plus loin, parking prévu par les propriétaires sur leur terrain afin de ne pas déranger la circulation.
Ensuite, la quarantaine de personnes venues soutenir la famille se dirige vers la mare que les propriétaires désirent sauvegarder.
Ils y amènent la structure de bois et sont interpellés par un huissier fort souriant qui rappelle on ne sait pourquoi quelques consignes.
…et il apparaîtrait que ce droit de servitude interdirait tout accès à leur parcelle aux propriétaires même en l’absence de travaux !
Mais le terrain devant la marre est tellement plus accueillant que tout le monde s’installe pour la conférence de presse.
Mais attention, notre rassemblement commence à intéresser pas mal de monde. La vingtaine de gardes-mobiles déjà présents ne semble pas suffire.

Et on s’aperçoit rapidement que ceux-là ne sont pas des nôtres. Car non satisfaits de nous empêcher d’utiliser le chemin frappé du droit de servitude acquis sans l’accord des propriétaires en l’occupant, ils s’invitent aussi autour de la marre sans y avoir été invités contrairement à nous : drôle de façon de faire respecter le droit à la propriété.
Mais peut-être s’intéressent-ils à nos problèmes puisqu’ils se rapprochent de nos interlocuteurs ? Et que s’ils se permettent de rentrer sur ce terrain privé non concerné par le droit de servitude, c’est qu’ils doivent être de notre côté ?
Ils nous paraissent étranges malgré tout : certains semblent habités par des petites voix, peut-être l’appareil qu’ils tiennent collé à leurs oreilles et qui semblerait leur donner des consignes ; la petite voix leur dit « allez à droite, allez à gauche, serrez les rangs ». C’est peut-être des nouveaux robots radio-commandés pour les enfants ?
Non c’est pas possible, ils n’ont pas inventé des jouets pareils, et bien si, les cons ! Ces petits robots commencent à nous pousser dans le fossé et finissent par nous expulser de ce lieu si sympathique pour nous envoyer sur la route (domaine public) au risque de se faire écraser car aujourd’hui, cette petite route est particulièrement fréquentée.
Un invité semble avoir été blessé dans la bousculade, du sang coule sur son visage, on finit même par le menotter pour lui attribuer les premiers soins.
La patronne de la maison semble être interrogée, peut-être sur les causes de l’accident ; son terrain est tellement glissant, elle a l’air d’être sérieusement en cause car elle est bien gardée.
Il paraît que c’est un accident bête non dû à la bousculade créée par les petits hommes en noir.
Nous voulons prendre en charge notre ami blessé mais les petits hommes en noir préfèrent le transférer de toute urgence dans une maison de réconfort, une gendarmerie où il subit par l’intermédiaire de l’hôpital du coin, quelques points de suture.
Le diagnostic paraît sérieux, il serait atteint de rébellion. Donc, rendez-vous le 23 août pour contribuer à sa guérison, pas dans un hôpital mais dans un tribunal.

Résumons :
Est-ce dans le rôle d’un préfet, d’un sous-préfet accompagné des forces de l’ordre de visiter un particulier pour l’influencer et prendre parti ?
Peut-on attribuer un droit de servitude dans de telles conditions ?
-> On vient la veille en force
-> On s’impose le lendemain dans les conditions précitées, on pose à mains levées quelques jalons, une chaîne, on décrète ce passage et ses alentours uniquement réservés à RTE et ses subalternes en interdisant l’accès à ses propriétaires et leurs invités sans aucun délai d’affichage.
La force publique a-t-elle le droit d’intervenir manu militari sur un lieu privé où il n’y a aucun trouble de l’ordre ?
Le même problème se répète pour le captage d’eau de la communauté de communes de Vitré où l’on prend le risque d’intoxiquer toute une population.
Combien d’autres doléances encore ont été ignorées par les savants commissaires de l’enquête publique ?

Pour nous, l’intérêt public ne doit pas être :
Enrichir une nucléocratie et ses quelques dirigeants pour déposséder les gens de leurs biens, de leur patrimoine, de leur faire passer 2 fois 400 000 volts sur la tête lorsque l’on connaît les risques encourus, de leur imposer le nucléaire. Fukushima ne devrait-t-elle pas nous servir d’exemple d’autant que le nucléaire est dangereux, non maîtrisable et très coûteux.

L’intérêt public, c’est servir une majorité et non le contraire.

 

CONTINUONS À RÉSISTER

 

*La solution exceptionnelle de RTE (comprendre : s’asseoir sur l’ordonnance préfectorale qui stipule que les ceintures végétales autour des mares doivent être protégées).

Appel à un W-E de résistance à la ligne THT

dimanche, mars 4th, 2012

Week End de résistance à la ligne THT:

Du vendredi 22 juin au dimanche 24 juin 2012

Cliquez sur l'image pour voir la vidéo d'appel au week-end de résistance

Italiano

Deutsch

Espanol

English

RESISTONS A LA LIGNE THT Cotentin-Maine

Depuis sept ans, des dizaines de milliers de personnes (de la Manche, de la Mayenne, de l’Ille et Vilaine et du Calvados) vivent avec l’épée de Damoclès d’une ligne Très Haute Tension programmée pour être installée de Raids (50) à Beaulieu (53).

Depuis décembre 2011, les chantiers de pylônes ont démarré et avec eux la violence d’état et de RTE (signatures forcées, travaux de destruction engagés légalement ou pas, etc…). Face à cette situation, nombre d’individus ont décidé que l’heure était à l’action directe pour tenter d’enrayer ce « rouleau compresseur » et appellent chacun à y participer avec les moyens qu’il jugera bon pour nuire matériellement à l’avancée du chantier. Si nous sommes contraints à ces pratiques c’est que l’opposition populaire à ce projet n’a, depuis que le projet est connu, rencontré uniquement que mépris et arrogance de la part de l’état et de RTE. Chacun aura compris qu’il n’y avait rien à attendre de ces institutions. C’est seulement en s’organisant par nous-mêmes avec nos moyens que nous pourrons freiner la toute puissance de l’état. Les habitants du Val Susa en Italie, qui luttent contre la construction de la ligne TGV Lyon-Turin, l’ont compris depuis longtemps. Ils arrivent pour l’heure à freiner sérieusement la destruction de leur vallée.

Depuis le 14 janvier 2012 et la réunion publique de Coutances, qui faisait suite à l’action de perturbation du convoi de déchets radioactifs de Valognes, une assemblée s’est constituée autour du village du Chefresne (50), terre de résistance depuis des années à ce projet de ligne THT. Cette assemblée, composée autant d’habitants proches du projet que d’individus en lutte contre toutes les politiques de gestion de nos vies par l’aménagement des territoires, assume entièrement l’héritage de l’action de Valognes, autant sur les pratiques de luttes, les formes d’organisation que sur le sens politique de ces luttes.

L’actualité nous montre avec bonheur que personne n’a attendu la constitution de cette assemblée pour agir sur le terrain. Déjà quelques pylônes déboulonnés, des engins en panne, des piquets de signalisation des chantiers systématiquement enlevés… Si les chantiers avancent bien trop rapidement, chacun peut constater que la panoplie des actions de nuisances reste ouverte et que les effets ne sont pas négligeables. L’état et RTE savent désormais que leur arrogance n’a d’égal que notre détermination.

Si l’assemblée du Chefresne entre aujourd’hui en résistance ce n’est pas seulement contre les dégâts sur la santé que RTE reconnaît implicitement en rachetant les maisons à moins de 100 m de son réseau THT. Ce réseau THT est intimement lié à la production nucléaire et assumé comme telle par EDF justifiant cette ligne THT par l’EPR en construction. C’est donc également une résistance à l’industrie nucléaire que nous poursuivons aujourd’hui. Mais ces lignes THT et la centralisation de la production électrique dont elles sont la résultante ont également une autre signification. Avec la multiplication de ces projets en France et en Europe, nous savons aujourd’hui que l’état et l’industrie ont décidé de faire de l’électricité un marché spéculatif international se donnant les moyens d’un réseau international de distribution pour vendre l’électricité de l’EPR au Maroc, en Angleterre ou ailleurs. On est bien loin du souci affiché par EDF de sécuriser la distribution en France et notamment dans l’Ouest. C’est donc aussi contre la démence productiviste et le règne de l’économie que nous rentrons en résistance.

Si ce qui se vit aujourd’hui du côté de la Manche et de la Mayenne trouve écho chez les opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes, à la centrale à gaz du Finistère, à la ligne TGV Paris-Cherbourg, c’est que nous partageons le sentiment d’une même dépossession face à la gestion de masse dont participent ces projets d’aménagement des territoires.

Ce que nous a appris l’action de Valognes de fin novembre c’est que lorsque de la détermination se double d’une organisation collective horizontale (autrefois nommée démocratie directe), ce que nous récoltons n’est pas seulement de la confiance et de la force, c’est aussi le sentiment profond de reprendre nos affaires en main. Quelle meilleure réponse aux expropriateurs de nos vies et aux aménageurs de notre survie ?

La présente assemblée se veut être un soutien (plus que nécessaire) pour les habitants et habitantes qui se trouveraient démunies face au travail de destruction qu’effectue RTE contre ce qui a été, pour elles et eux, des lieux dans lesquels il et elles ont toujours vécu et/ou travaillé. L’assemblée souhaite accompagner leur colère et les prémunir de tout acte de désespoir qui pourrait s’ajouter à leur sentiment d’impuissance, et souhaite également effectuer un travail d’information de la population contre la propagande produite par RTE quant à l’avancée, soi-disant sans « incidents », des travaux. L’assemblée souhaite la réappropriation de cette lutte par la population afin qu’elle y participe activement, et souhaite travailler contre toutes les formes de résignation.

Afin que les habitants et habitantes ne se sentent pas dépossédé-e-s de la lutte, ils et elles seront informé-e-s, par le biais des affichages, des prochaines dates auxquelles se réunira l’assemblée. Le collectif se veut ouvert à toutes les initiatives et à toutes les personnes souhaitant s’informer ou participer à cette lutte.

L‘assemblée refuse toutes formes de récupération politique. Toutes les initiatives ne devront, en conséquence, afficher aucune appartenance politique ou syndicale.

L‘assemblée assumera toutes les formes d’actions, sans distinction de leur « violence », tant qu’elles n’atteignent pas l’intégrité physique des personnes travaillant à la construction ou à la protection des lignes. Qu’elles soient produites par les habitants de la région ou les personnes venant de l’extérieur, les actions seront assumées également. Le Collectif veut éviter les rivalités, peu constructives, entre des locaux et des non locaux.

NI RESIGNATION, NI COMPROMIS, SABOTONS LE CHANTIER DE LA THT

 

L’assemblée du Chefresne, le 4 mars 2012

Contacts : pylones arobase riseup point net

Infos : antitht.noblogs.org et stoptht.org

_______________________________________________________________________________________

 

Ebauche de Programme pour le WE de résistance

 

Vendredi 22 juin

Discussion / débat :

• Fukushima et l’accident nucléaire : une gestion programmée de l’absence de gestion.

• Histoire de la lutte contre la ligne THT cotentin maine, comment cette lutte s’inscrit contre le développement d’un marché international de l’électricité dans une opposition au monde nucléarisé.

Jeux de piste & ateliers pratiques.

 

Samedi 23 juin

Discussion / débat :

• L’écologisme en critique : du capitalisme vert à la passion gestionnaire (contrôle et administration du vivant, place de l’Etat).

• Les luttes territoriales locales et internationales (Lignes THT, lignes TGV, aéroports, centrales de production électrique, etc) et la convergence possible des luttes contre la dépossession.

• Perspectives autour des luttes anti-THT et antinucléaires : retour sur les perspectives imaginées à Valognes telles le transport de la matière première, celui des déchets radioactifs, l’enfouissement…

• Assemblée de préparation de la journée d’action.

Ateliers pratiques sur les actions d’interférence aux chantiers de la THT.

Soirée musicale

 

Dimanche 24 juin

Journée d’actions de « diversions » massives

 

Samedi 23 & Dimanche 24 juin :

Espace & animations enfants.